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jeudi, 05 octobre 2017 06:00

Accord Opep/non-Opep sur l’offre pétrolière mondiale : Poutine croit «possible» une extension de l’Accord au-delà de 2018

Écrit par Bahia Aliouche
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«Je ne l’exclus pas, mais nous verrons quelle sera la situation fin mars. Je pense que c’est possible.» C’est en ces termes qu’a répondu le président russe Vladimir Poutine à la question sur une éventuelle prolongation de l’accord de réduction de l’offre pétrolière au-delà de 2018.

Avant les pourparlers avec des membres importants de l’Opep, à l’occasion de la 19e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), le président russe a ajouté : «Dans le cas d’une extension, cela doit se faire au minimum jusqu’à la fin 2018.»
Suite à la réunion, conduite à Vienne fin novembre 2016, l’Opep, qui représente près de 40 % de la production en pétrole au niveau mondial, avait entériné un accord qualifié d’«historique». L’accord prévoyait de réduire la production quotidienne de 1,8 million de barils par jour (bpj) sur une période de six mois, à partir du 1er janvier, dont 1,2 million de bpj environ pour l’Opep et 600 000 bpj pour les producteurs hors-Opep. Les 11 pays producteurs de pétrole non Opep, concernés par cet accord, sont l’Azerbaïdjan, Brunei, Bahreïn, Guinée équatoriale, Kazakhstan, Malaisie, Mexique, Oman, Russie, Soudan et Sud-Soudan.
Cet accord a permis aux cours du pétrole de repasser la barre des 50 dollars, mais les stocks restent élevés car ce renchérissement des prix a encouragé la production des pays n’ayant pas participé à l’accord, notamment les Etats-Unis. Ainsi, pour réduire les stocks de pétrole à leur niveau moyen des cinq dernières années et de souligner la détermination des producteurs à assurer la stabilité, la prévisibilité et le développement durable du marché, l’Opep et des pays producteurs non-membres, emmenés par la Russie, ont décidé, le 25 mai dernier, de prolonger de neuf mois l’accord de réduction de la production en vigueur depuis janvier. Certes, les cours ont repris des couleurs depuis cette rencontre, toutefois, ils peinent toujours à atteindre la barre des 60 dollars/baril. Pour sa part, le président vénézuélien Nicolas Maduro a jugé que la question d’une extension de l’accord pétrolier serait «au centre des discussions» lors de sa visite à Moscou. «Il est très important que soit mis en place un mécanisme de concertation et de suivi de la production et du marché pétrolier de la part des 24 pays (signataires de l’accord, ndlr), membres ou non de l’Opep», a souligné le président vénézuélien, confronté à une grave crise politique et économique, aggravée par la débâcle du marché du brut.
A rappeler que la Russie accueille, depuis hier, les activités de la «Semaine russe de l’Energie», une manifestation internationale consacrée à l’examen de la question énergétique dans le monde et dont le point d’orgue sera la tenue, à Moscou, de la 19e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG).
La 19e réunion du FPEG se déroule à huis clos sous la présidence du ministre russe de l’Energie Alexander Novak. Elle planchera essentiellement sur la situation du marché mondial du gaz et sur l’élaboration d’un plan de travail quinquennal pour le Forum pour la période 2018-2022.
Les participants examineront aussi les préparatifs pour la tenue du 4e Sommet du FPEG, prévu le 24 novembre prochain à Santa Cruz de la Frontera (Bolivie). Ils procéderont, par ailleurs, à l’élection d’un nouveau secrétaire général, en remplacement du secrétaire général sortant, l’Iranien Mohammed Adeli.
Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a pris part aux travaux de la commission ministérielle du FPEG aux côtés de ses homologues, membres de ce forum.
Hier, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 55,65 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 35 cents par rapport à la clôture de mardi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI), pour le contrat de novembre perdait 30 cents à 50,12 dollars.
Les cours du brut s’inscrivent en baisse depuis le début de la semaine alors que de nouveaux signaux de hausse de la production mondiale inquiètent les investisseurs. Cette donne pourrait, encore une fois, remettre en cause l’influence de l’Opep sur le marché. Des experts pensent, à ce propos, qu’à court terme, l’Opep pourrait faire baisser l’offre mondiale, mais retrouver la moyenne des réserves mondiales sur les cinq dernières années «paraît difficile à croire». Pour eux, le marché du pétrole échappe au cartel pétrolier. Ce dernier n’a plus les moyens d’en reprendre le contrôle. Le statu quo basé sur le rôle dominant de l’Opep appartient désormais au passé. 

Dernière modification le jeudi, 05 octobre 2017 00:28

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