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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 10 juillet 2014

Durant les premiers jours du mois de Ramadan, les services des fraudes de la direction du commerce et des prix ont effectué 545 interventions à travers plusieurs localités de la wilaya.

Plusieurs commerces de détail, de demi-gros et de gros ont été inspectés lors de cette période qui a débuté quelques jours avant le mois sacré, a indiqué la direction du commerce. Plusieurs anomalies ont été relevées dans les pratiques commerciales.  Il a été procédé à la fermeture de deux locaux commerciaux et à l’établissement de 326 procès-verbaux à l’encontre des commerçants véreux, dont 136 PV pour non affichage des prix, 43 pour absence de factures, dont la valeur des produits non facturés dépasse les 11,7 millions DA. Et enfin 22 PV ont été établis pour l’inexistence du registre du commerce. La fermeture de ces commerces est liée en grande partie à l’absence d’hygiène et à l’activité commerciale illégale, selon la direction du commerce. D’autres anomalies et infractions ont été constatées au niveau de l’activité commerciale, selon la direction des contrôles des prix, notamment durant ces premiers jours du Ramadan, où des commerces illicites prolifèrent dans plusieurs localités. Ces activités qui se font en plein air défient les moindres règles d’hygiène, où des produits tels que le pain, les sucreries comme la zlabia et le kalbelouz, et autres denrées consommables sont vendus à même les trottoirs. Pour cela, la direction du commerce et des prix met les bouchées doubles pour prévenir contre la commercialisation de produits avariés où une campagne de sensibilisation sur les risques d’intoxications alimentaires a été menée par les agents de la direction durant la semaine précédant le Ramadan. Dans le cadre de la lutte contre la fraude, plus de 1 000 interventions ont été effectuées dans différents secteurs. Des contrôles ayant touché des magasins de détail, des commerces de gros et demi-gros, des commerces de produits importés et des producteurs et fabricants de produits alimentaires, plus particulièrement de boissons et de produits altérables. Ils se sont soldés par l’établissement de 138 PV dressés à l’encontre des commerçants défaillants. Il a été procédé aussi à la saisie de 13 kg de piment, 10 kg de viande rouge, 13 kg de viande blanche et 40 litres de boissons impropres à la consommation d’une valeur estimée à 25 000 DA. Pas moins de 18 tonnes de différents piments ont été interdites à la commercialisation suite aux analyses effectuées par les laboratoires, qui les ont déclarés impropres à la consommation, dont la valeur est de plus de 64 millions de dinars. La lutte conte le commerce informel se poursuivra jusqu’à la fin du mois sacré et touchera d’autres secteurs. Toutefois, la direction du commerce et des prix de Boumerdès semble décidée à rétablir la discipline dans le domaine de l’activité commerciale en faisant respecter la réglementation la régissant pour éviter les fraudes fiscales, d’une part, et protéger le consommateur des commerçants véreux qui ne se soucient guère de la santé des citoyens en commercialisant des marchandises avariées, d’autre part. Stabilité du volume  de production du lait en sachet Le volume de production de lait pasteurisé conditionné en sachet (LSP) est demeuré au même niveau que celui d’avant le mois de Ramadan, à Boumerdès, en raison d’une « stabilité de la demande », a indiqué mardi la direction du commerce de la wilaya à l’APS. Le volume actuel de production de lait pasteurisé en sachet au niveau de la laiterie et fromagerie publique de Boudouaou, considérée parmi les plus grandes unités du centre du pays, est de 352 000 litres/jour, soit le même que celui d’avant le Ramadan, a indiqué à l’APS la directrice par intérim de la DCP, Samia Ababsa. Une stabilité similaire est également constatée dans la production des autres unités de la wilaya, à l’instar de la laiterie Coprolait de Boudouaou, dont le niveau de production s’est stabilisé à près de 20 000 l/j, de la laiterie de Khemis El Khechna (12 000 l/j), de la laiterie de Bordj Menaïel (12 000 l/j) et de la laiterie de Hammadi  (12 000 l/j) , a ajouté la source. Interrogé sur les files de citoyens qui se forment devant certains revendeurs de lait en sachet, Mme Ababsa les a imputées à « une mauvaise organisation de l’opération de distribution par certains particuliers ».  Elle a signalé que ce volume de production de lait est pratiquement le même que celui du Ramadan 2013, contrairement aux années précédentes, durant lesquelles la production de lait a enregistré une « hausse considérable allant de pair avec un accroissement de la demande sur ce produit vital ». Selon cette responsable, la production de lait à Boumerdès « dépasse de loin les besoins de la wilaya », estimés à un peu plus de 150 000 l/j. Le surplus de production est écoulé au profit des wilayas de Blida, Bouira, Tizi-Ouzou et la zone est d’Alger. La laiterie et fromagerie de Boudouaou dispose actuellement d’un stock de plus de 1 000 tonnes de poudre de lait pour faire face à la demande exprimée durant le Ramadan, a observé la même source.

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Alors que l’armée israélienne prépare activement une opération terrestre, les raids aériens contre la bande de Gaza, plus de 160, se poursuivaient hier coûtant la vie à vingt-deux Palestiniens, dont 15 femmes et enfants, portant à 43 le nombre de morts depuis le début d’une offensive israélienne lundi à minuit. Un bilan provisoire qui risque de s’alourdir. Les raids contre la bande de Gaza se poursuivaient hier où vingt-deux Palestiniens, dont 15 femmes et enfants, ont péri et fait plus de 370 blessés. Dans quatre des raids, toutes les victimes étaient des femmes et des enfants. Dans l’après-midi, une mère et ses quatre enfants ont ainsi été tués par un missile qui s’était abattu sur leur maison à Al-Maghazi, un camp de réfugiés dans le centre de la bande de Gaza. Dans l’est de la ville de Gaza, près de la frontière avec Israël, deux frères de 12 et 13 ans ont été tués à Chejaïya, tandis qu’un garçon de 18 mois et sa mère sont morts à Zeitoun. En outre, une femme de 40 ans et son fils de 14 ans ont péri dans une frappe aérienne israélienne à Beit Hanoun, au nord de la bande de Gaza. Face à cet acharnement, la riposte palestinienne ne s’est pas fait attendre. Le Hamas, qui a fait part à plusieurs reprises de sa volonté de s’en prendre «à tous les Israéliens» si l’entité sioniste n’arrêtait pas ses opérations de violations du territoire de la Bande de Gaza et de la Palestine, a lancé deux roquettes sur la capitale de l’Etat hébreu, Tel-Aviv, qui ont été interceptées par les services d’intelligence israéliens. Le Hamas semble pour autant être déterminé à mener cette nouvelle bataille et exhorte la communauté internationale de «venir en aide aux femmes, enfants et civils qui meurent sous les feux des sionistes». Pour autant, l’Etat hébreu non seulement poursuit les raids aériens meurtriers menés par son armée, mais a, de l’aveu de son propre Premier ministre, Benjamin Netanyahu, «intensifié les opérations de lutte contre le terrorisme islamiste à Gaza». L’entité sioniste et ses responsables ont atteint le comble de la provocation en menaçant de passer à une phase «terrestre» de leur opération. Si celle-ci n’a pas encore été lancée, elle semble imminente dans l’esprit des responsables israéliens. : «L’armée, sur les instructions du gouvernement, est prête à lancer si nécessaire une opération terrestre. C’est dans ce but que des ordres de mobilisation de 40 000 réservistes ont été donnés», a déclaré à ce propos le ministre de l’Environnement, Gilad Erdan, qui est également membre du cabinet de sécurité. Asymétrie Après la demande formulée officiellement par le président palestinien, Mahmoud Abbas, auprès des Nations unies auxquelles il demande la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour enquêter sur «les actes terroristes» commis par l’entité sioniste, il a  accusé hier Israël de commettre un « génocide » dans la bande de Ghaza. « Ceci est un génocide - le meurtre de familles entières est un génocide commis par Israël contre notre peuple palestinien », a déclaré M. Abbas lors d’une réunion de crise de la direction palestinienne à Ramallah, en Cisjordanie. En effet, depuis le début des heurts, 43 Palestiniens ont trouvé la mort sous les raids aériens de l’entité sioniste, une majorité d’enfants et de femmes selon les données fournies par les autorités locales à Gaza. Le bilan pourrait s’alourdir tant les explosions se multiplient actuellement. Si les puissances occidentales sont une fois de plus embarrassées par leur plus fidèle allié au Moyen-Orient et ses agissements contraires aux règles les plus élémentaires du droit international appelant au calme, ce n’est pas le cas de la Ligue arabe qui se réunira aujourd’hui afin de proposer des solutions aux Nations unies. Même la Jordanie, qui est avec l’Egypte, le seul pays arabe à avoir signé un traité de paix avec l’entité sioniste a appelé celle-ci à «l’arrêt de l’agression barbare» en territoires palestiniens. Mais il est fort à parier qu’une fois encore, la communauté internationale n’aura ni les leviers nécessaires ni les capacités de concrètement empêcher l’Etat hébreu de mener à terme son projet initial, c’est-à-dire celui de finir d’occuper l’ensemble des territoires palestiniens. =La dernière intifada du début des années 2000 a fait 21 morts et ce sont davantage les images choquantes relayées par les médias qui ont alerté l’opinion et mis la pression sur l’entité sioniste que l’action d’une quelconque puissance régionale ou mondiale. L’escalade des violences en Palestine n’est que le reflet ponctuel d’une réalité constante, celle d’un pays opprimé en dépit de toutes les sanctions et condamnations à l’encontre de l’occupant, celle de l’impunité au regard du droit international, celle de la honte d’une organisation internationale, l’ONU, sclérosée par un fonctionnement interne obsolète et une organisation régionale, la Ligue arabe, volontaire, mais impuissante malgré le consensus qui règne sur la question palestinienne.

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Les consultations pour la révision constitutionnelle sont terminées. Un communiqué de la présidence de la République l’a annoncé officiellement, hier, avec, dans son contenu, un bilan chiffré des rencontres et discussions que le ministre d’Etat et directeur de cabinet du chef de l’Etat a eu à mener durant un mois.   Selon le document, 114 rencontres ont été organisées avec des formations politiques, des personnalités nationales et des associations et autres organisations parmi celles qui avaient été conviées à faire des propositions sur l’amendement annoncé de la Loi fondamentale. Ces consultations, pour certaines, ont été suivies de contributions qui ont été remises au cabinet de la présidence de la République. « Elles feront l’objet d’une synthèse et d’une exploitation fidèle qui s’étalera jusqu’à la fin du mois d’août », lit-on dans le document publié. Pour ceux qui s’interrogent sur la prochaine mission de Ahmed Ouyahia pour le dossier de l’amendement de la Constitution, on sait maintenant au moins que lui et ses collaborateurs ne chômeront pas durant cet été et qu’ils auront à examiner les différentes propositions écrites qui leur ont été communiquées. Par ailleurs, l’on suppose aussi, parce qu’il y a des synthèses à faire, que le ministre d’Etat et directeur de cabinet de la présidence de la République continuera à défendre à l’occasion et  publiquement la démarche qu’il a eu à entreprendre pour un changement dans la Loi fondamentale du pays. Notamment, face à cette partie de l’opposition – la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) pour ne pas la nommer - qui n’a pas estimé utile de rejoindre les consultations d’El Mouradia et continue de les rejeter. Du côté de la présidence de la République, en effet, le ton est à la satisfaction du travail bien fait, du devoir accompli pour «aboutir à un consensus le plus large possible sur le projet de révision constitutionnelle». En décrypté, il faut lire qu’aucune des parties concernées par le dossier, sauf celles qui ont d’elles-mêmes refusé l’invitation de M. Ouyahia, n’a été exclue. A bien lire le communiqué de la présidence de la République, l’on sent aussi une insistance à anticiper les critiques qui vont à nouveau pleuvoir sur la représentativité des parties invitées et sur le fait que tous les acteurs politiques, associatifs et organisationnels ont été mis à contribution. Des observateurs contactés par Reporters ont relevé à ce sujet que la question des générations et des responsabilités des personnalités est «délibérément soulignée» par les rédacteurs du communiqué de la présidence de la République, pour rappeler le caractère fortement représentatif des parties consultées. «Le ministre d’Etat et directeur de cabinet de la présidence de la République s’est entretenu avec 8 responsables et personnalités de la Révolution du 1er novembre 1954 », précise-t-on dans le communiqué. On y lit aussi que « 4 anciens chefs de gouvernement et membres du Haut comité de l'Etat ainsi que 15 juristes, magistrats, du barreau ou du conseil constitutionnel» ont été consultés. Sans compter les « 50 partis politiques» et les « deux groupes parlementaires» qui ont été reçus par Ahmed Ouyahia. Ces derniers, précise le communiqué, représentent «80 % des membres du Parlement et 90 % des élus aux assemblées populaires communales et de wilaya». Ainsi que «4 organisations de la famille révolutionnaire, 12 associations de jeunes et d'étudiants, 11 associations patronales, 2 associations syndicales de la presse, 2 organisations des travailleurs et paysans, 3 associations de femmes et 4 associations de magistrats, des avocats et des droits de l'Homme… » A suivre.

Publié dans théma archives

La mise en valeur de vastes terres dans le Sud pour accroître et diversifier la production agricole n’est plus ce rêve visant à faire du Sahara un eldorado vert.

C’est une réalité qui prend forme à partir des oasis, un écosystème qui se prête parfaitement à l’agriculture saharienne, même s’il a été quelque peu bouleversé par les opérations de mise en valeur engagées dans le sud du pays et qui ont introduit des méthodes modernes d’exploitation agricole avec des effets parfois négatifs, en premier lieu, sur les ressources en eau et la façon de les utiliser.  Les pivots d’irrigation, les forages et les motopompes qui accompagnent les mises en valeur sont en rupture avec l’exploitation traditionnelle de l’eau fondée sur les foggaras. Le modèle de développement emprunté à l’agro-industrie et importé du Nord risque d’entraîner l’extinction des systèmes traditionnels de culture établis en harmonie avec la nature et ses ressources. Les pouvoirs publics semblent avoir pris conscience des inconvénients qui touchent particulièrement les ressources en eau. Sans irrigation, il est impensable de réaliser les objectifs d’extension des surfaces destinées aux cultures dans le sud du pays, à cause de la faible pluviométrie qui caractérise ces régions. Des opérations sont menées pour la réhabilitation des foggaras, système d’irrigation traditionnel basé sur un partage équitable des eaux grâce à un judicieux mécanisme de canaux souterrains. Il s’agit de mobiliser la ressource eau, mais aussi de la protéger contre les pollutions. C’est, à titre d’exemple, ce que comptent faire les services du secteur des ressources en eau de la wilaya de Naâma pour résoudre le problème de la pollution des anciennes palmeraies de Moghrar par les eaux usées, à travers la réalisation d’un exutoire loin du site. D’autres actions sont également envisagées et qui consistent en la correction du cours d’eau et du lit de l’oued Moghrar, qui provoque souvent des inondations, entraînant la dégradation de parcelles agricoles et de vergers. De leur côté, les agriculteurs de la région ont compris que la rareté de l’eau dans ce milieu aride et semi-aride exige d’appliquer une politique d’économie très rigoureuse de cette ressource. L’intérêt accordé par les services du secteur de l’agriculture aux oasis de la wilaya de Naâma (Moghra-Tahtani, Kalaât Cheikh Bouamama et Sidi Brahim) est lié à leurs potentialités naturelles qui favorisent la culture de la datte, mais surtout aux dangers qui guettent les palmiers (plus de 31 000) que comptent ces oasis. Le principal danger vient de la sécheresse. Au centre de l’action des pouvoirs publics se trouvent le Centre national de développement de l’agronomie saharienne (CNDAS) en collaboration avec le Haut Commissariat au développement de la steppe (HCDS) et le Fonds national de régulation et de développement agricole (FNRDA). L’objectif est la protection de l’écosystème. Cela passe par la mobilisation des ressources en eau, autrement dit la réhabilitation des sources d’eau et la restauration des canaux et drains d’irrigation agricole. Le programme de développement de l’agroalimentaire, c’est-à-dire la création de nouvelles exploitations agricoles qui alimenteront les unités de transformation des produits agricoles, devrait être conçu de façon à ne pas porter préjudice aux efforts de réhabilitation de l’écosystème oasien. Il faut, en effet, être vigilant face à l’agro-industrie basée sur l’intensification, source d’atteintes irréversibles aux ressources naturelles.

Publié dans Environnement

Jamais une équipe donnée comme favorite pour décrocher le titre n’a subi une telle humiliation, ce qui a été le cas du Brésil qui a été complètement invisible sur le terrain devant une Allemagne étincelante qui file droit en finale. Peu importe ce qui se passera dimanche soir à Rio, lors de la finale de cette Coupe du monde, on ne retiendra rien d’autre. Dans 50 ans, les livres d’Histoire ne parleront que de «l’humiliation du siècle», du «tremblement de terre de Belo Horizonte», de cette soirée où le Brésil a implosé dans sa propre Coupe du monde (1-7), de ces 90 minutes où l’Allemagne a détruit sans la moindre compassion le rêve de tout un peuple. Comme sidéré, éberlué, il a regardé le ciel tomber sur la tête de son équipe. L’absence du délicieux Neymar, blessé, peut éventuellement expliquer la faiblesse technique de la Seleçao, elle ne justifie certainement pas à elle seule un tel cataclysme. La gifle est de toute façon bien trop violente pour être excusée, et encore moins pardonnée. Les semaines à venir vont être terribles pour ceux qui étaient considérés jusqu’à ce 8 juillet comme des dieux vivants. Cette équipe d’Allemagne, on la disait moins flamboyante, mais plus complète. Elle en a fait avant-hier soir une démonstration hallucinante.

La presse allemande glorifie la Mannschaft Avant même la demi-heure de jeu, elle avait déjà marqué cinq fois, dont une fois par Klose, nouveau seul meilleur buteur dans l’histoire de la Coupe du monde. Sur corner, par des actions construites, après des ballons récupérés au pressing, le Mannschaft aura tout fait… On n’ira pas jusqu’à dire comme à l’entraînement, ce serait manquer de respect aux plots de la Fédération allemande, probablement plus efficaces que la défense brésilienne mardi soir. Au bout du septième, une frappe sublime de Schürrle dans la lucarne, l’impensable a tourné au surréaliste. Debout pour applaudir l’adversaire, le si chauvin public brésilien a ponctué par des «Olé» chacune des passes allemandes pendant cinq minutes. L’affront ultime. Le Brésil voulait grâce à cette Coupe du monde effacer le douloureux souvenir du «Maracanazo», cette défaite face à l’Uruguay qui l’avait privé du titre lors du dernier Mondial organisé chez lui, en 1950. Ce traumatisme ne le hante désormais plus. Il a laissé la place à un nouveau, bien plus profond. La presse allemande a salué de manière dithyrambique la demi-finale historique remportée par son équipe nationale face au Brésil (7-1), mardi dans le Mondial 2014. «7:1 Il n’y a pas de mots !» titre en une le quotidien populaire Bild avec une photo de Kroos (qui a marqué deux fois) porté à bout de bras par Khedira. Et de consacrer quasiment une page par but, photo à l’appui: 1:0 Müller, 2:0 Klose, 3:0 Kroos et 4:0 Kroos (pour chacun de ses deux buts, une demi-page), 5:0 Khedira, 6:0 et 7:0 Schürrle (les deux sur une page). Le but des Brésiliens n’est pas montré par le journal le plus lu du pays, qui est le seul à avoir réussi à mettre dans son édition papier les résultats du match tombé tard dans la nuit. Dans ses pages berlinoises, des photos de fans peinturlurés noir, rouge, or, exhultant à l’annonce de chacun des buts. «L’Argentine, les Pays-Bas? Peu importe! L’Allemagne est le favori!», s’enthousiasme le journal Die Welt sur son site, en parlant des deux équipes qui s’affrontent dans la seconde demi-finale, mercredi à Sao Paulo. «Le miracle de Belo Horizonte est déjà légendaire», s’exclame aussi ce média basé à Berlin. «Dans l’ivresse vers Rio», titre le quotidien Süddeutsche Zeitung avec une photo du milieu bavarois Bastian Schweinsteiger. «Le revoilà, le hourra-football, souligne pour sa part le Spiegel sur son site. L’équipe nationale allemande a joué de manière grisante en battant le Brésil 7-1, les records pleuvent, les rêves du pays hôte se diluent dans les larmes.»

Klose meilleur buteur de l’histoire du Mondial «La 7e merveille du football!», titre le site du très sérieux Frankfuter Allgemeine Zeitung, sous une photo présentant le milieu Toni Kroos, auteur d’un doublé, et Miroslav Klose. L’Allemand Miroslav Klose est devenu le meilleur buteur de l’histoire du Mondial en inscrivant son seizième but lors de la demi-finale contre le Brésil, mardi à Belo Horizonte. Klose avait égalé le Brésilien Ronaldo avec un quinzième but le 21 juin lors d’un match de poules contre le Ghana (2-2). Contre le Brésil, le joueur de la Lazio Rome a marqué à la 23e minute, permettant à l’Allemagne de mener 2 à 0. Klose, 36 ans, dispute son quatrième Mondial. Il avait inscrit cinq buts, tous de la tête, en 2002 en Corée du Sud et au Japon, où l’Allemagne avait atteint la finale face au Brésil. En 2006, il a récidivé avec cinq buts, terminant meilleur buteur de la Coupe du monde en Allemagne, où la Mannschaft avait pris la troisième place. Quatre ans plus tard en Afrique du Sud, il avait ajouté quatre nouveaux buts, égalant son compatriote Gerd Müller avec un total de 14. L’Allemagne avait également fini troisième. Klose devance le Brésilien Ronaldo, auteur de 15 buts en trois Coupes du monde (1998, 2002, 2006), l’autre Allemand Gerd Müller (14), le Français Just Fontaine (13, tous lors du même Mondial en 1958) et le Brésilien Pelé (12).

Publié dans Sports

Un bel hommage a été rendu hier par le président malien à l’Algérie et à la médiation qu’elle mène pour une solution politique et sécuritaire durable dans le nord du Mali. Ibrahim Boubacar Keita (IBK) a déclaré que l’Algérie déploie « nuit et jour des efforts gigantesques pour la résolution pacifique » de la crise dans ce pays.

Le chef de l’Etat malien s’exprimait au terme de l’audience qu’il avait accordée  au chef de la diplomatie algérienne à Bamako. Ramtane Lamamra s’y trouvait mardi dernier dans le cadre d’une tournée qui devait le mener au Burkina Faso puis au Ghana où il doit assister à un sommet de la Cédéao.  A Ouagadougou, le ministre algérien des Affaires étrangères doit rencontrer Blaise Compaoré et les responsables burkinabés qui jouent eux aussi un rôle important dans la recherche d’une solution à la crise malienne. A Accra, Ramtane Lamamra  représentera le président  de la République en qualité d’invité au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la communauté économique pour le développement de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), une organisation elle aussi engagée dans le processus de paix intermalien. Les déclarations du chef de l’Etat malien sont rassurantes. « L’Algérie ne cesse nuit et jour de déployer des efforts gigantesques pour que nous comprenions enfin, nous Maliens, qu’il n’y a pas d’alternative à la paix et que la seule issue possible et souhaitable pour notre pays et nos communautés, c’est de nous entendre, et mieux ça sera pour l’ensemble de la nation malienne », a-t-il dit. « Nous sommes heureux aujourd’hui que nos frères des groupes armés et nous-mêmes, nous nous soyons mis d’accord pour ne plus errer, ça et là, et nous retrouver en Algérie pour discuter des problèmes qui concernent notre pays et inchallah nous entendre sur l’essentiel qui est de redessiner la gouvernance du pays et répondre aux besoins actuels et que chaque communauté en son sein s’y sente pleinement à l’aise », a-t-il relevé. En tous les cas, elles sont de bon augure à quelques jours de la tenue à Alger d’une importante réunion entre les responsables maliens et les indépendantistes touarèg. Cette réunion est prévue le 16 juillet prochain à Alger. Ce sera la première rencontre de ce genre depuis les affrontements du mois de mai dernier à Kidal, bastion touareg du nord du pays, dans lesquels une cinquantaine de militaires maliens avaient trouvé la mort.

Des déclarations encourageantes d’IBK « Nous ne sommes pas des hommes à tricher et il y a un moment absolument fabuleux à saisir pour nous tous et une grande chance pour le Mali », a-t-il affirmé, soulignant qu’« il y a urgence absolue à ce que les fils du Mali du Nord au Sud, d’Est en Ouest, blanc ou noir, se donnent la main pour bâtir ce pays ». « Le chemin que nous avons parcouru et le niveau que nous avons atteint, nous le devons beaucoup aujourd’hui à nos frères d’Algérie », a-t-il dit, soulignant qu’« au plus fort de la crise malienne, sous les formes les plus diverses, l’appui multiforme de l’Algérie n’a jamais manqué au Mali ». Evoquant la tenue de la phase initiale du dialogue intermalien devant se tenir en ce mois de juillet à Alger, il a indiqué qu’elle « ne sera en aucun cas un rendez-vous manqué », affirmant que « nous serons à ce rendez-vous à cœur ouvert pour échanger avec nos frères, pour la reconstruction d’un avenir radieux pour nous tous ».  Pour rappel, le dialogue malien devra regrouper le gouvernement malien avec les représentants des six mouvements que sont le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA). Le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR) avaient signé en juin une plate-forme préliminaire d’entente visant à trouver une solution définitive à la crise malienne et à travers laquelle ils ont réaffirmé le plein respect de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale du Mali. Pour leur part, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) avaient, de leur côté, signé la « Déclaration d’Alger » à travers laquelle ils ont affirmé leur volonté d’œuvrer à la « consolidation de la dynamique d’apaisement en cours et de s’engager dans le dialogue intermalien inclusif ».

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D’anciens chefs de gouvernement à des périodes différentes sont devenus très présents sur la scène politique nationale avec une plus grande visibilité acquise par Mouloud Hamrouche, Ali Benflis et Ahmed Benbitour.

Par Kahina Sidhoum et Imad Boubekri Si le premier a choisi d’agir en solo et multiplie les sorties en direction de la société civile, le deuxième prépare sérieusement un parti politique, alors que le troisième rêve d’un grand pôle de l’opposition dont il verrait les prémices au sein de l’actuelle « Coordination pour les libertés et la transition ». A l’exception de Hamrouche, qui a marqué son passage à la chefferie du gouvernement à une autre époque, celle de la séquence 1989-1991, peu connue des jeunes générations, les deux autres ont dirigé les affaires du pays sous Bouteflika. Tous les trois se sont relancés dans la politique par la porte de la présidentielle du 17 avril dernier et des débats que cette séquence majeure de l’histoire politique dans notre pays a générés. Et, pour dire les choses clairement, faire de l’opposition au chef de l’Etat qu’ils ont tous connu et approché à un moment ou un autre depuis l’époque où il était ministre et cadre important au FLN jusqu’à son investiture.

Une affaire de carrières L’opposition à M. Bouteflika, chacun des trois l’exprime et la défend à sa façon, faisant apparaître une certaine convergence dans les logiques politiques défendues, mais une différence nette dans les discours et les formulations à l’égard de sa personne et sa politique. En effet, il y a de très grandes nuances entre les critiques acerbes, mais policées et très peu personnalisées d’un Mouloud Hamrouche et celles fréquemment violentes d’un Ali Benflis et, dans une moindre mesure, d’un Ahmed Benbitour, chez qui le technocrate - pour son malheur ? - l’emporte souvent sur le politique. Ces nuances trouveraient leur explication dans l’objectif, du moins affiché, qu’a chacun de ces trois hommes politiques de premier plan. Depuis la campagne pour le vote présidentiel du 17 avril dernier,  Ali Benflis est clairement dans la posture du chef de groupe et de parti. Toutes les actions qu’il a menées jusqu’ici, et qui étaient sans doute en gestation depuis sa déconvenue de 2004 et le double échec d’avoir perdu le FLN et les élections présidentielles d’alors, s’inscrivent dans une logique de carrière politique qui n’est pas finie et qu’il entend poursuivre à la tête d’une formation construite sur l’héritage de la dernière campagne et des convergences qu’elle a suscitées auprès de chefs de partis, de personnalités, d’experts et de hauts commis de l’Etat. Des trois ex-chefs de gouvernement, Ali Benflis est le seul, pour l’instant, à montrer le plus de visibilité en termes de logique politique et volonté d’accès au pouvoir. C’est ce qui explique les réserves, souvent non dites, qu’il a vis-à-vis des autres acteurs de l’opposition et des alliances conjoncturelles qu’il tente de construire avec eux, à l’image des membres de la « Coordination ».  En face, Ahmed Benbitour semble plus hésitant. Il est davantage impliqué dans l’animation de la «Coordination » - un groupe à l’avenir encore incertain et surtout menacé par le temps et les contraintes objectives qui séparent un grand nombre de ses membres. La raison possible à la position qu’il défend sur le terrain est que M. Benbitour n’a jamais été en mesure d’être un chef ni de pouvoir rassembler des forces et des foules derrière lui. Il reste meilleur dans le diagnostic et l’expertise que dans la mobilisation des troupes pour un destin national face auquel il semble peu pourvu en termes de charisme et de conviction.  Sa décision de se retirer de la course de la présidentielle pour rejoindre les partisans du boycott n’est certainement pas philanthropique ni en relation exclusive avec sa lecture selon laquelle le vote pour la magistrature était verrouillé. Il y avait probablement dans son geste quelque chose de la conscience qu’il n’avait pas l’appui populaire dont il avait besoin pour rester dans la course et, plus tard, dans le jeu politique.

Hamrouche, personnage de Lampedusa Quel avenir il aura au sein de la «Coordination» ? Nul le sait, mais la prise de risque, chez lui, est réelle. Plus palpable, en tout cas, que chez Mouloud Hamrouche qui, comme ce grand et vieillissant prince du Guépard de Lampedusa, la flamboyance romantique en moins, n’agit que pour dire le déclin d’une époque et d’un système dans le cadre de brèves contributions écrites – qu’on se souvienne de ces textes pendant la campagne - ou en allant maintenant à la rencontre d’acteurs de la société civile. Sa démarche est d’être plus actif et plus audible sur ce terrain là plutôt que sur celui des rassemblements et des grandes messes de l’opposition. Pour quoi faire ? L’avenir immédiat nous le dira et M. Hamrouche, lui aussi, finira par faire la synthèse des contacts et rencontres qu’il poursuit actuellement. En attendant, on se rappellera que sa présence à la conférence de l’opposition le 10 juin dernier à Zéralda s’est limitée à de l’observation, au mieux à du soutien symbolique qu’à la croyance que les animateurs de la «Coordination» peuvent créer la rupture à laquelle ils appellent dans leurs discours. Les distances qu’il parcourt dans le pays à l’écoute de ses profondeurs et la distance qu’il semble avoir vis-à-vis de la «coordination» laissent apparaitre chez lui un scepticisme certain. Celui de voir cette opposition continuer à se structurer autour de ce que certains appellent déjà une «deuxième République» ou, tout au moins, parvenir à dépasser les logiques d’appareils de partis qui gouvernent secrètement chacun de ses représentants.

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Total diminuera son budget d’exploration pétrolière en 2015, si ses forages programmés d’ici à la fin de l’année n’aboutissent pas à de grandes découvertes. «On va le réduire, mais, en même temps, on ne va pas l’arrêter», a révélé Christophe de Margerie P-DG du Groupe dans un entretien à l’agence Reuters. Margerie ne donne cependant pas d’indications sur les régions où il entend tailler le plus dans le budget d’exploration. L'Algérie sera-t-elle concernée? Possible! Total est fortement présent en Afrique et en Amérique latine. En Algérie, le groupe français opère depuis des décennies à travers ses différentes filiales. L’activité Amont est représentée par la filiale Total Exploration & Production Algérie avec des projets gaziers sur les périmètres de Tin Fouye, Tabankort, Timimoun et Ahnet, en partenariat avec Sonatrach. Toutefois, ce partenariat semble avoir été, quelque peu, écorché par le litige qui avait opposé les deux entreprises, au sujet du projet d’usine de vapocraquage d’Ehane d’Arzew (un investissement de 5 milliards de dollars). Le conflit est lié au prix du gaz auquel Sonatrach devait livrer de l’éthane à Total. Une série de négociations ont été organisées pour régler le litige. Sans succès. Sonatrach a transmis, il y a quelques mois, une fin de non-recevoir au groupe français concernant cette usine. Total a également des ennuis dans d’autres pays, bien que les problèmes soulevés y sont différents. Des difficultés géopolitiques pourraient ainsi contrarier l’objectif tracé par le groupe français d’atteindre des capacités de production de trois millions de barils par jour à fin 2017. «Il est clair que si on continue à avoir des problèmes comme aujourd'hui au Nigeria, au Venezuela, en Libye et ailleurs (...), indépendamment de notre volonté, on ne va pas faire les trois millions», a souligné le patron de Total. L’entreprise française, qui n’a pas trouvé en 2013 le champ géant qu’elle recherchait, a programmé cette année des forages « à forts enjeux » au Brésil, en Angola, en Côte d'Ivoire et en Afrique du Sud. Son budget d’exploration devrait se situer autour de 2,9 milliards d’euros en 2014 après 2,8 milliards en 2013 et reculera en 2015. Par ailleurs et à propos de la crise russo-ukrainienne et les risques qu’elle fait peser sur l’approvisionnement en gaz de l'Union européenne, Christophe de Margerie a estimé que l’Europe devrait avant tout trouver des alternatives au transport par l’Ukraine et non chercher à « se protéger» contre Moscou. Mais, «peut-on se passer du gaz russe en Europe ? La réponse est non. Et est-ce qu’on a des raisons de s’en passer ? A mon avis, et je ne défends pas les intérêts de Total en Russie, c’est non », a-t-il dit.

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Les gardes communaux menacent de revenir à la charge et d’organiser des mouvements de protestation afin d’exiger du gouvernement l’application de ses promesses. Un mois est déjà passé après la signature d’un accord entre l’administration et les représentants de la coordination, et les gardes communaux attendent impatiemment l’application de la convention en question.

Contacté, hier, le représentant des gardes communaux, Hakim Chouaïb, a affirmé que le recours à la protestation est dû au retard enregistré dans l’application des décisions prises par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. «Des décisions ont été prises après plusieurs réunions ayant regroupé les responsables du ministère de l’Intérieur et des agents de la Garde communale, mais jusqu’à présent, aucun résultat concret n’est atteint. L’application de ces décisions devait entrer en vigueur la fin du mois de juin dernier, mais rien n’a été fait à présent», a-t-il déploré. Selon la même source, cette promesse du ministère de l’Intérieur n’est qu’une manœuvre pour gagner du temps et calmer les esprits. «Cette convention n’est qu’un leurre.» Pourtant, le premier magistrat du pays s’était engagé à satisfaire toutes les revendications des gardes communaux. Les protestataires continuent à mobiliser leurs troupes pour entamer une nouvelle action de protestation pour porter à la connaissance des plus hautes instances de l’Etat les revendications des gardes communaux. Selon M. Chouaïb, « les gardes communaux sont bien déterminés à aller jusqu’au bout cette fois, avec la forte mobilisation de la base afin de mettre l’administration devant le fait accompli ». Pour rappel, des centaines de gardes communaux ont manifesté leur colère et leur crainte quant à leur devenir. Parmi les mesures prises par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, « un nouveau régime indemnitaire institué en faveur de l’ensemble des gardes communaux, une prime de rendement de 30% pour l’ensemble des agents, une revalorisation de la prime de risque et d’astreinte à 90% pour l’ensemble des gardes à compter du 1er janvier 2012 et une indemnité forfaitaire de service accompli correspondant à un mois de rémunération pour chaque année de service accompli dans les rangs de la Garde communale, jusqu’au 31 décembre 2011. La rémunération du mois de décembre 2011 est prise comme référence pour le calcul de cette indemnité », a affirmé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué datant du 8 juin dernier.

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Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nour Eddine Bedoui, était dans la journée de mardi à Tizi-Ouzou. Une visite effectuée en plusieurs étapes. A la laiterie de Draâ Ben Khedda, le ministre s’est rendu dans un atelier de maintenance et de réparation du matériel de la laiterie, où des réparations sont assurées par de jeunes apprentis. M. Bedoui, qui s’est rendu par la suite à l’hôtel Amraoua, sis à l’ouest de la ville de Tizi-Ouzou, où il a rendu visite à des apprentis en restauration, a profité de l’occasion pour mettre en valeur la pratique de la formation par apprentissage, insistant sur la nécessité d’accompagner les maîtres qui encadrent les apprentis. Une manière d’encourager ces passeurs de métiers dont il dira : « Nous réitérons notre décision de relever l’indemnité des maîtres d’apprentissage. Une augmentation sera proposée au Premier ministre qui étudiera le dossier. » Sur place, à l’hôtel Amraoua, le ministre a été informé du nombre de stagiaires-apprentis dans les différents métiers de l’hôtellerie. Au nombre de 24, ces stagiaires sont répartis entre la restauration, la pâtisserie, la réception. Une dizaine d’entre eux auront la chance d’être intégrés, à l’issue de cette formation qui entre dans le cadre d’un partenariat avec l’Ecole hôtelière de Tizi-Ouzou, selon le DG de l’hôtel Amraoua. « L’apprentissage est un créneau à promouvoir ; un jeune formé peut créer sa petite entreprise. (…) 70% des apprentis trouvent facilement un emploi », dira M. Bedoui, pour qui ce créneau permet de lutter contre la déperdition scolaire et peut constituer un réceptacle pour des centaines d’élèves en fin de cycle scolaire. Autre point visité, le nouveau siège de la direction de la formation professionnelle, en construction. Une rallonge de 60 millions dinars a été accordée pour achever les travaux lancés au mois de mai 2014. Au niveau de l’entreprise Eniem, à Oued Aïssi, l’autre étape de sa visite et où il a été aussi question de la formule de la formation par apprentissage, le ministre a décerné un satisfecit au responsable de l’entreprise, qualifiée de locomotive dans le domaine. «Nous souhaiterions que ceux qui sont formés par nos soins restent au sein de l’entreprise», dira son DG, Nourdine Boudiaf, qui a saisi cette occasion pour signer une convention entre la direction de la formation professionnelle et le groupe Indelec, une filiale de l’Eniem.

Des produits alimentaires impropres à la consommation saisis par tonnes Une quantité de près de 19 tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation a été saisie dans les différents marchés de la wilaya de Tizi-Ouzou durant la première décade du mois de Ramadan, a indiqué à l’APS mardi le directeur local du commerce. Parmi les produits saisis figurent notamment de la poudre de lait non conforme, du fromage transporté sans respect de la chaîne de froid, et de la semoule présentant un défaut d’étiquetage. « Les deux premiers produits ont été détruits, tandis que la semoule a été remise à un centre d’intérêt collectif géré par la direction locale de l’action sociale et de la solidarité », a observé Doguemane Akacha. Selon un bilan couvrant la période du 29 juin au 8 juillet, les agents de contrôle de la direction du commerce ont effectué un total de 2 400 interventions, dressé 465 procès-verbaux et prononcé 79 fermetures. Les infractions constatées sont notamment liées au défaut de registre du commerce, le non-respect de la chaîne de froid et des mesures d’hygiène, opposition au contrôle et vente de produits périmés. Dans ce cadre, la direction du commerce de Tizi-Ouzou, en collaboration avec les services de la police et de la Gendarmerie nationale, a mis en place des brigades mixtes pour le contrôle routier des conditions de transport de produits sensibles (jus, boissons gazeuses, produits laitiers, viandes…). Elle mène par ailleurs une lutte sans merci contre les abattoirs clandestins, de volaille notamment, a indiqué M. Doguemane, soulignant que sa direction en a fermé 800 au niveau de la wilaya. Afin de renforcer l’activité de contrôle et de répression des fraudes, la direction du commerce a bénéficié du recrutement de 33 nouveaux agents, ce qui a permis de porter le nombre de brigades de contrôle de 73 à 89. Concernant la disponibilité des produits sur le marché local, il a observé que la production de lait en sachet est stable. Il a relevé également une baisse des prix des fruits et légumes, comparativement au Ramadan précédent, « situation qui est le fruit du système de régulation mis en place par le ministère de tutelle, le travail de la cellule des approvisionnements de la direction du commerce et l’éveil du consommateur, qui est plus rationnel dans ses achats », a-t-il souligné.

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