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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 02 juillet 2014

La lutte antiterroriste se poursuit en Tunisie, notamment dans la région montagneuse du mont Chaâmbi et du Kef, près de la frontière algérienne. C’est au cours d’une opération de ratissage dans la région que six membres des forces tunisiennes ont été blessés par l’explosion d’une mine artisanale. Contrer la menace terroriste s’avère souvent dangereux, surtout pour des forces de l’ordre encore en apprentissage, comme c’est le cas en Tunisie. En effet, plusieurs éléments de l’armée tunisienne et de la Garde nationale menaient conjointement une large opération de ratissage afin de localiser et neutraliser les groupes terroristes qui se réfugient encore dans le Kef et le mont Chaâmbi, régions montagneuses à proximité de la frontière algérienne. Alors que beaucoup auraient pu s’attendre à une riposte directe des terroristes, ceux-ci se sont faits discrets et c’est un tout autre accident qui a émaillé cette opération de ratissage. En effet, le passage des véhicules militaires par un champ de mines artisanales qui n’a pas encore été entièrement traité par les services compétents, il en a résulté un fâcheux incident qui a non seulement interrompu l’opération, mais a eu des conséquences sur les contingents des forces tunisiennes. En effet, une mine artisanale a explosé dans les hauteurs du Kef, faisant six blessés parmi les forces tunisiennes, quatre soldats de l’armée et deux membres de la Garde nationale venue prêter mainforte. Le porte-parole du ministère tunisien de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui, a annoncé la nouvelle dans la matinée, avant d’ajouter que le pronostic des six blessés n’était pas a priori engagé. La Tunisie s’est lancée depuis plus d’un an maintenant dans une large opération antiterroriste qui porte lentement ses fruits et n’entend sous aucun prétexte diminuer ses efforts, malgré plusieurs déboires, plus graves que celui-ci. Durée En effet, le mois dernier, le domicile personnel du ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, avait été pris d’assaut par les terroristes dans la localité de Jendouba. Cependant, force est de constater que la lutte menée par les autorités tunisiennes porte ses fruits et que dernièrement la menace terroriste est contenue de mieux en mieux. D’ailleurs, le regain du tourisme dans le pays en témoigne. Entre janvier et mai de cette année, les recettes issues de ce secteur de l’économie ont augmenté de près de 63%, selon des données fournies par le ministère tunisien du Tourisme. Par ailleurs, Mohamed Ali Aroui a affirmé que les opérations dans le mont Chaâmbi et dans le Kef se poursuivraient « jusqu’à l’anéantissement de toutes les cachettes de terroristes et l’éradication de la menace terroriste ». La réussite relative de cette opération de grande ampleur menée par le gouvernement tunisien a en partie été permise par la coopération fructueuse avec les autorités algériennes, lesquelles ont su faire profiter la Tunisie de leur expertise et de leur expérience en matière de contreterrorisme. A cela il faut ajouter un échange constant de renseignements et d’informations d’autant plus essentiel que c’est à la frontière des deux pays que la menace est la plus forte et l’Algérie se protège également en aidant son partenaire tunisien. La coopération algéro-tunisienne représente ainsi à bien des égards un exemple dans la lutte antiterroriste conjointe, un exemple qui devrait servir aux autres pays africains, mais aussi à la généralisation d’une coopération à l’échelle régionale et continentale.

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A qui s’adressent les programmes achetés ou produits par la Télévision algérienne ? Y a-t-il une étude qui est faite chaque année pour déterminer la nature du téléspectateur, ses envies ou encore ses perspectives envers le petit écran algérien ? C’est terrible qu’en 2014, il soit impossible de faire abstraction de ces questions.

Au moment où certains pays travaillent à s’expatrier sur une autre planète, en Algérie, le téléspectateur se demande encore à quelle sauce il va être mangé pendant ce Ramadan. Petit tour d’horizon. Au deuxième jour du Ramadan, histoire de faire passer la dernière heure avant la rupture du jeûne, petit zapping sur les programmes de l’Unique et de ses filiales. Enfin, c’est ce qui était prévu au départ. Sauf que le coup d’œil rapide sur Canal Algérie, eh bien, il est parti en longueur. Et qu’il était impossible de décoller les yeux du feuilleton « comédie », nous dit-on, de 19h40. Et quel feuilleton ! La couleur est annoncée rien qu’avec le titre Couscous bladi. Premier cliché : le couscous. Même pas la peine de s’étendre là-dessus tellement il est évident que tout ce qui est service public dispose de cette appellation. Exactement comme Air Algérie, devenue par la force de son service médiocre « Air Couscous ». Deuxième cliché : bladi. A ce niveau-là, on se demande encore qui osera un jour l’innovation pour les intitulés quand on sait que Canal Algérie dispose déjà de plusieurs programmes dans le genre de Twahacht bladi, etc. A moins que Khaled Benaïssa, le réalisateur de ce feuilleton, ait décidé d’emprunter une pointe de sarcasme pour faire sa comédie. Une comédie qui se joue dans un lieu qu’il nommera Aïn Nowhere (nulle part). Le ton est donné et même si la moitié du casting du réalisateur fait partie de sa propre famille, ses beaux-parents, Sonia et Sid Ahmed Agoumi, donnant la réplique à sa femme Samia Meziane, plus rien n’étonne puisque le bug a déjà eu lieu. Au-delà, Khaled Benaïssa a ouvert son casting à Mustapha Ayad, Linda Sellam, TinHinan et la diva du petit écran, Fatiha Berber. Pour le scénario, le réalisateur est allé tourner pendant deux mois dans les Hauts-Plateaux de Sétif. Son but : recréer l’ambiance d’un petit bourg qui pourrait accueillir les aventures du couple infernal Ahmed et Zakia. Des Algérois qui ont par chance ou malchance, d’ailleurs, hérité d’un pseudo hôtel-restaurant dans un lieu dit « Aïn Nowhere ». A peine arrivé sur les lieux, le couple déchante lorsqu’il découvre l’état pitoyable du legs. Convaincu qu’ils n’ont aucun intérêt à conserver cet héritage maudit, ils tentent de repartir vers Alger. C’était compter sans le génie du scénariste qui a décidé qu’une malédiction s’abattrait sur Ahmed et Zakia s’ils s’aventuraient en dehors d’Aïn Nowhere. L’histoire ne s’arrête pas là puisque le duo devra également affronter le voisin du coin de la rue qui, jusqu’à leur arrivée, était le seul propriétaire de l’unique restaurant du coin. Fabuleux ! Quel suspense ! Quel humour ! Enfin, il est à souhaiter que tous ces ingrédients soient réunis pour le restant des 15 épisodes achetés par l’ENTV. Parce que s’il fallait poser un premier constat sur cette production, il serait qu’il est bien malheureux qu’un jeune cinéaste à l’image de Khaled Benaïssa traîne sur les chemins tortueux empruntés par ceux qui ont réduit à néant autant la programmation de la télévision que son cinéma.

Publié dans Culture

L’annonce de la fondation d’un nouveau califat islamique dans des régions syrienne et irakienne par le groupe de l’Etat islamique a constitué un véritable électrochoc pour la classe politique irakienne, mais aussi la communauté internationale qui se mobilise pour régler la crise irakienne. 200 soldats américains supplémentaires seront ainsi envoyés pour sécuriser l’aéroport de Bagdad, alors que la Russie a envoyé des équipements à l’armée irakienne.

L’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) est devenu depuis dimanche l’Etat islamique, tout simplement. Et pour cause, il a annoncé ce jour-là la création d’un nouveau califat qui s’étend entre la Syrie et l’Irak et qui représenterait «une nation à laquelle tous les musulmans du monde doivent porter allégeance», selon le nouveau calife autoproclamé, Ibrahim. Cette annonce résonne comme une onde de choc pour le pays, la région et le monde entier. Même si ce califat ne semble pas réellement viable dans la durée, son annonce constitue le premier risque concret de la dislocation de l’Irak actuelle. L’administration du nord du pays par les djihadistes de l’Etat islamique laisserait ainsi la porte ouverte à d’autres sécessions de territoires, avec en tête, le Kurdistan irakien qui y verrait une aubaine pour passer de l’autonomie à l’indépendance. En effet, Massoud Barazani, président de cette région autonome, a affirmé vouloir «tenir un référendum pour l’autodétermination du Kurdistan.» Pour éviter ce scénario et face à la lenteur du Premier ministre chiite Nouri Al-Maliki à former un gouvernement d’union nationale, le Parlement irakien s’est réuni dans l’urgence afin de trouver une solution à la crise, quitte à devoir se passer de l’actuel Premier ministre. Seulement, cette première session s’est soldée par un sévère échec. Aucun nom n’a réussi à faire consensus et le nombre minimal de personnes requises dans les réunions d’une telle importance n’a pas été atteint comme le révèle Mahdi al Hafidh, doyen du Parlement : «Nous n’avons pas le quorum et nous n’avons pas d’accord sur les noms.» Un échec qui met en lumière la fragilité des institutions irakiennes. Mobilisation internationale Ainsi, dans une telle configuration, les puissances régionales et internationales n’ont pas tardé à se mobiliser pour éviter ce qui serait un bigbang géopolitique régional, mais aussi la consécration de la menace terroriste au Moyen-Orient et dans le monde. L’Iran s’est dite «prête» à envoyer des armes au régime irakien si celui-ci en fait la demande : «L’Irak n’a soumis aucune demande pour obtenir des armes de notre part. Mais s’il le fait, alors, dans le cadre des lois et des règles internationales ainsi que des accords bilatéraux, les armes dont a besoin l’Irak pour mener un combat efficace contre le terrorisme seront fournies» a ainsi déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian. La diplomatie turque, pour sa part, a exprimé son soutien à l’Irak dans sa lutte contre le terrorisme, mais a alerté contre «une indépendance du Kurdistan irakien» qui pourrait donner des idées aux Kurdes de Turquie. Pour sa part, Moscou a directement livré dimanche dernier, une douzaine d’avions militaires à l’Irak, une information confirmée par Nouri Al-Maliki. Serguei Rybakov, vice-ministre russe des Affaires étrangères a également déclaré : «La situation est dangereuse et menace les fondements de l’Etat irakien.» En réalité, le soutien de la Russie à un pays qui est pourtant l’allié des Etats-Unis dans la région s’inscrit dans le soutien indéfectible que Moscou apporte à la Syrie et au régime de Damas. En effet, en concourant à l’affaiblissement de la menace djihadiste en Irak, là où elle est actuellement la plus forte, il affaiblit aussi son implication dans la guerre civile syrienne. Enfin, Washington, pour sa part, qui a exclu l’option d’envoyer des troupes au sol après le fiasco de 2003. Pour autant, 200 soldats américains supplémentaires se rendront à Bagdad, pour la sécurité des ressortissants et diplomates américains, mais également pour sécuriser l’aéroport de Bagdad, une sécurisation qui pourrait bien se transformer en intervention progressive de la part des Américains. Aide saoudienne d’un demi-milliard de dollars L’Arabie saoudite a annoncé hier l’octroi d’une aide humanitaire d’un demi-milliard de dollars (365 millions d’euros) au «peuple irakien», affecté par l’offensive de djihadistes en Irak. Cette aide, décidée par le roi Abdallah, sera servie par l’intermédiaire d’organisations de l’ONU, a précisé un porte-parole du ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué publié par l’agence officielle Spa. L’aide va bénéficier au « peuple irakien frère, affecté par les (récents) événements douloureux, y compris les déplacés, et ce, abstraction faite de leur appartenance religieuse, confessionnelle ou ethnique », a ajouté le porte-parole. Ryad a ouvertement accusé le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, un chiite, d’avoir conduit l’Irak au bord du gouffre par sa politique d’exclusion des sunnites, et a réclamé la formation d’un gouvernement d’entente nationale.

Publié dans Monde

L’équipe de France a souffert et tremblé face au Nigeria, mais elle a été libérée par deux buts tardifs (2-0), obtenant son ticket pour un quart de finale du Mondial contre l’Allemagne au terme d’une rencontre irrespirable, lundi à Brasilia. Que ce fut dur pour les Bleus, sortis de l’enfer grâce à un coup de tête salvateur du milieu Paul Pogba (79e) et un but contre son camp de Joseph Yobo (90e+1), qui peuvent ainsi poursuivre leur belle aventure brésilienne. Après un premier tour rondement mené (2 victoires, 1 nul, 8 buts inscrits, 2 encaissés), une élimination aurait constitué une énorme désillusion pour les joueurs de Didier Deschamps. Mais ils peuvent remercier Pogba, jusqu’ici extrêmement décevant mais devenu l’espace d’une action le héros de tout un pays. La France est dans le Top 8 et cette place n’est absolument pas usurpée au vu de son parcours depuis l’exploit du barrage retour contre l’Ukraine (3-0, le 19 novembre au Stade de France). Knysna et le fiasco du Mondial-2010 sont bel et bien enterrés et elle peut maintenant se préparer tranquillement à son prochain défi face à l’Allemagne, vendredi au Maracana de Rio de Janeiro. Les Bleus auront rendez-vous avec l’histoire, 32 ans après la fameuse demi-finale de Séville. On craignait pour cette jeune équipe un scénario similaire au France-Paraguay du Mondial-98 (1-0, a.p.), au même stade de l’épreuve, et on n’a pas été déçus. Considérés comme les favoris logiques après leur première phase euphorique, les Bleus n’imaginaient sans doute pas souffrir autant contre les Super Eagles. Dépassés au milieu par le rythme et la puissance des champions d’Afrique, ils ont mis une bonne trentaine de minutes avant de sortir la tête de l’eau mais sans jamais donner l’impression de maîtriser le cours des événements. Etait-ce la chaleur? Celle-ci a semblé en tout cas moins suffocante que redoutée. Il faut peut-être mettre cette frilosité et ce déchet inhabituel plutôt sur le compte de l’appréhension ou de la tension, palpables dans les enchaînements et les transmissions. Peu de joueurs français avaient connu auparavant le parfum enivrant mais aussi paralysant des matches couperets, qui plus est dans une Coupe du monde, et Deschamps a dû à maintes reprises bénir ses deux cerbères défensifs Raphaël Varane et Yohan Cabaye, de retour de suspension, qui ont sauvé la baraque, le milieu parisien étant même à deux doigts d’inscrire un but d’anthologie sur une frappe qui est allée mourir sur la barre en seconde période. Pogba le sauveur Encore inconstant face au Nigeria (2-0), Pogba a pourtant mis les Bleus sur le chemin des quarts. Pour ses coéquipiers, il est déjà un « très grand joueur ». Tous ont pris sa défense lundi. Avec Paul Pogba, c’est un peu toujours la même histoire. Il agace autant qu’il séduit. Il désespère autant qu’il enthousiasme. Il est une menace aussi bien pour l’adversaire que pour les Bleus. Il divise plus qu’il ne réunit et alimente les débats sans fond entre journalistes. Incontournable pour les uns, insupportable pour les autres. Depuis le début du Mondial, tel est Paul Pogba. Et son match face au Nigeria (2-0) est un parfait condensé de ce qu’il dégage en Bleu dans cette Coupe du monde. Côté pile, des passes mal assurées et un replacement défensif parfois peu rigoureux. Côté face, des percées en marchant et, surtout, l’ouverture du score. «Pogba critiqué ? Ah bon ? C’est qu’on ne regarde pas le même football alors, l’a défendu Karim Benzema lundi soir l’air faussement choqué. Pour moi c’est un jeune joueur mais déjà un très grand joueur. » Qu’on le veuille ou non, c’est lui qui a sorti la France du bourbier en plaçant sa tête.  « La Pioche est un joueur talentueux, a insisté Mathieu Valbuena. On lui en demande toujours plus. Ce soir, il a été récompensé. Sa grande performance va lui faire du bien. » Au Nigeria, les supporters de football ont bravé les risques d’attentats de Boko Haram De nombreux supporters nigérians ont soutenu leur équipe qui affrontait la France lundi en huitième de finale de la Coupe du monde de football, malgré les craintes d’attentats du groupe islamiste  armé Boko Haram qui condamne ce sport. « J’ai décidé de défier les risques sécuritaires pour venir voir les Super Eagles jouer, parce que je voue une passion au football et que j’adore mon équipe nationale chérie », a déclaré Kabir Usman. Ce supporter s’était installé au milieu de beaucoup autres dans un centre de retransmission du match sur grand écran de Kano, la plus grande ville du nord du Nigeria, souvent prise pour cible par les islamistes, pour regarder les Super Eagles qui accédaient pour la première fois depuis 1998 à ce stade de la  compétition. Ils ont finalement été battus par l’équipe de France 2 à 0. Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a décrit dans de nombreuses vidéos le football comme une perversion occidentale visant à éloigner les musulmans de  la religion. Plusieurs centres de retransmission et terrains de football ont été  attaqués ces dernières semaines dans le nord-est du pays. A Damaturu, une vingtaine de personnes avaient été tuées le 18 juin dans l’explosion d’une bombe devant un écran géant où une foule s’était rassemblée  pour regarder un match du Mondial, conduisant la police à conseiller aux supporters de regarder la Coupe du monde chez eux. Les dernières attaques attribuées aux insurgés islamistes, menées contre des églises, ont fait plus de 50 morts dimanche dans des villages du nord-est,  proches de Chibok, où ils avaient enlevé plus de 200 lycéennes mi-avril. A Abuja, la capitale fédérale, touchée par trois attentats à la bombe en  trois mois depuis avril, le dernier dans un centre commercial mercredi dernier ayant fait 21 morts, les supporters ont eux aussi affirmé qu’ils ne se laisseraient pas intimider par le risque de nouvelles attaques. «Nous n’avons pas d’électricité chez nous, c’est pour ça que j’ai pris ce risque, mais je suis sûr que rien ne va m’arriver » a affirmé Mba John à l’AFP.

Publié dans Sports

On parle de moins en moins en Algérie d’épidémies, de maladies à transmission hydrique qui ont pratiquement disparu de l’actualité, alors qu’elles occupaient même la une des journaux il y a moins d’une vingtaine d’années. Cela prouve que les programmes préventifs mis en place par les services de la santé publique ont porté leurs fruits, grâce, aussi, on ne peut l’ignorer, aux progrès réalisés par le secteur de l’eau dans le domaine de l’assainissement.

L’essentiel de cet effort est porté par l’Office national de l’assainissement (ONA), créé au début des années 2000 et qui a su rattraper le retard accumulé du fait de l’absence d’un tel établissement spécialisé dans ce segment important des ressources hydriques. Il en donne la preuve, à la veille de l’ouverture de chaque « saison estivale, par l’efficacité de son dispositif habituel d’intervention et d’alerte, portant sur les systèmes d’assainissement au niveau des communes côtières que gère l’office, pour s’assurer de leur fonctionnement normal. L’ONA ne se limite pas à faire intervenir ses agents, il compte sur la contribution des citoyens qui sont appelés à éviter les rejets sauvages en mer en procédant au branchement de leur habitation ou établissement au réseau public d’assainissement. C’est une obligation de la loi, comme le rappelle l’ONA : « En zone agglomérée est obligatoire le branchement au réseau public d’assainissement de toute habitation ou établissement » et « dans les zones à habitat dispersé ou dans les centres ne disposant pas d’un système d’assainissement collectif, l’évacuation des eaux usées doit se faire au moyen d’installations autonomes agréées et contrôlées par l’administration chargée des ressources en eau » (articles 118 et 121 de la loi n°05-12). C’est ce dispositif qui permet de protéger les plages autorisées à la baignade contre la pollution des eaux usées. Est-il tout aussi efficace dans la protection des oueds qui ressemblent, pour la plupart, au moins dans une bonne partie de leurs tronçons, à des égouts à ciel ouvert. Quand on sait que, malgré la surveillance étroite exercée par les services chargés de faire appliquer la loi sur l’eau, des agriculteurs sans scrupules continuent de puiser de ces oueds très pollués l’eau d’irrigation de leurs cultures maraîchères que l’on retrouve dans les marchés publics proposés aux consommateurs. Mais le gros problème reste celui posé par les eaux usées issues des activités industrielles. Elles sont indésirables dans les stations d’épuration urbaines conçues pour recevoir les eaux usées des ménages, alors que celles qui sortent des usines et complexes industriels ont une autre composition dominée par les polluants chimiques généralement toxiques. L’eau est une ressource indispensable pour les activités industrielles, certes en proportion moindre par rapport à celle qui est exigée par l’agriculture, mais il arrive que des usines ferment par manque d’eau. La solution qui est appliquée généralement en pareil cas, est le recyclage des eaux usées pour leur réutilisation dans la production. Le pire est le rejet des eaux usées des usines dans le réseau d’assainissement, pour aboutir dans la station d’épuration urbaine qui n’est pas équipée pour les traiter. Les inspections effectuées sur les installations industrielles permettent souvent de constater qu’elles rejettent dans l’oued proche leurs eaux usées à l’état brut, c’est-à-dire polluées et même parfois fortement chargées en polluants dangereux. La taxe complémentaire sur les eaux usées industrielles ne semble pas en mesure d’infléchir le comportement des pollueurs industriels.

Publié dans Environnement

Entamées par Ahmed Ouyahia, ministre d’Etat et chef de cabinet du président de la République, depuis le début du mois de juin, les consultations autour de la révision constitutionnelle arrivent à leur dernière semaine.

Le représentant du président de la République a déjà fait état de la participation de 140 partenaires et son round de discussions prendra fin le 8 juillet prochain. Après quatre semaines de rencontres avec les partis politiques, la société civile et les personnalités nationales, cette opération politique a été marquée par la participation de la majorité de la représentation politique et sociale du pays. Indépendamment des partis traditionnellement proches du pouvoir, d’autres formations politiques de l’opposition ont fait le déplacement au palais d’El Mouradia. Il s’agit principalement du Front des forces socialistes (FFS) qui a été, d’ailleurs, salué par Ahmed Ouyahia, vendredi 20 juin dernier lors d’une conférence de presse. Le parti d’Aït Ahmed ne voulait pas, par cette participation, ni cautionner ni s’opposer frontalement à cette révision de la Loi fondamentale. De leur côté, les partis au pouvoir, à l’image du FLN et du RND, ont été reçus également la semaine dernière au siège de la Présidence. Les représentants de la société civile étaient également au rendez-vous. Parmi ces représentants, il y avait les organisations estudiantines, l’UGTA, le Croissant-Rouge algérien (CRA) et d’autres. Des universitaires de renommée, comme le professeur Chems Eddine Chitour et Abderrahmane Mebtoul, étaient, à leur tour, présents dans l’hémicycle du palais présidentiel. Regroupés autour de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique ou le pôle du changement d’Ali Benflis, les partis et personnalités des deux coalitions ont décliné l’invitation d’Ouyahia. Pour le contenu des échanges qui ont eu lieu entre le représentant du chef de l’Etat et les parties invitées à formuler des propositions, seul le FFS a décliné l'exercice, préférant ainsi plaider, selon lui, pour une « démarche de consensus », prélude à une initiative politique propre à cette formation et dont on s'attend qu'elle se réalise dans les prochaines semaines, après la trêve du Ramadan. Le reste des « partenaires » ont fait une série de propositions allant de l’indépendance de la justice à l’amélioration du fonctionnement des institutions, surtout du Conseil constitutionnel, du Parlement et du Sénat. En donnant plus d’espace à l’opposition, les hôtes d’Ouyahia ont eu toute la liberté de suggérer ce qu’ils veulent. Cependant, deux propositions ont marqué ces derniers jours : l’officialisation de tamazight, revendiquée par le FLN et le PT, ainsi que la formation du gouvernement par la majorité parlementaire réclamée par le FLN et le RND.

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Les Rouge et Noir souhaitent bien se préparer pour l’entame de la saison, qu’ils ne veulent rater sous aucun prétexte.

Deux séances d’entraînement étaient au programme de la reprise de l’USM Alger, qui a débuté hier au stade Omar-Hamadi, à Bologhine. « La première séance sera relativement légère, car elle se déroulera avant la rupture du jeûne, vers 17h30. La deuxième séance, quant à elle, aura lieu dans la soirée, à partir de 23h30, et elle sera un peu plus chargée », a expliqué une source proche du staff technique algérois. Ce programme biquotidien pour les coéquipiers du capitaine Nasreddine Khoualed, pendant ce deuxième microcycle de préparation, s’annonce aussi chargé que le précédent, malgré sa coïncidence avec le mois de ramadan. Les Usmistes avaient démarré leur stage de préparation le 24 juin dernier avec un programme assez chargé, qu’ils ont suivi pendant cinq jours, avant de bénéficier de deux jours de repos, dimanche et lundi. Une charge de travail relativement élevée, qui sera maintenue dans le programme de préparation des Rouge et Noir, même pendant le ramadan, car le coach Hubert Velud semble vouloir bien recharger les batteries de ses joueurs avant le départ en Turquie. Les Usmistes ont jeté leur dévolu sur la ville turque de Bostanci pour accueillir la dernière partie de leur stage de préparation d’intersaison, destiné à travailler l’aspect technico-tactique. Ce sera du 9 au 21 juillet prochain, avec trois matches amicaux au menu qui se joueront les 12, 15 et 18 du même mois. Une préparation destinée à relever en premier lieu le défi de la Supercoupe d’Algérie contre le MC Alger que les Rouge et Noir souhaitent remporter, surtout que le staff technique a avoué qu’il ne lâchera rien cette saison encore.

Publié dans Sports

De nombreuses menaces pèsent sur les zones humides algériennes, que l’on continue de détruire à un rythme régulier. C’est le cas du lac naturel de Réghaïa et ses alentours qui sont un patrimoine naturel protégé inscrit depuis 2003 sur la liste Ramsar de la convention internationale des zones humides d’importance internationale.

Le lac de Réghaïa est l’un des remarquables vestiges de l’immense Mitidja. Magnifique lac menacé de périr sous le poids de la pollution et des ordures qui s’y déversent. Ce dernier vestige de la Mitidja accueille trois espèces d’oiseaux d’eau mondialement menacées de disparition : la sarcelle marbrée, le fuligule nyroca et l’érismature à tête blanche qui niche à Réghaïa. Situé à 30 km à l’est d’Alger, la réserve naturelle de Réghaïa et ses alentours sont un patrimoine naturel. Depuis 2003, ce patrimoine naturel fait l’objet d’une gestion, sur le plan écologique, régie par la convention de Ramsar (Iran). Néanmoins, l’environnement de cet écosystème continue de subir des détériorations. La dégradation continue de la qualité de l’eau du lac par les déversements de matières solides, chimiques et des rejets des eaux usées des villes menace de disparition plusieurs espèces animales et végétales protégées, et constitue une grande inquiétude, selon la direction du centre cynégétique de Réghaïa. « La plus grande contrainte à la préservation du lac de Réghaïa, c’est la détérioration du plan d’eau par les déversements des oueds El Biar et Réghaïa, pollués par les eaux usées et chargées de matières chimiques », a indiqué à l’APS Abdelghani Boumessaoud, directeur du centre.

1 541 zones humides recensées en Algérie Le lac de Réghaïa jouit d’une importance écologique internationale. Il reste actuellement la seule zone humide de la région biogéographique de l’Algérois qui fait face directement à la mer Méditerranée, permettant ainsi de jouer un rôle d’étape pour les oiseaux migrateurs après leur traversée de la grande bleue. Son intérêt est souligné par son isolement géographique et sa position à mi-chemin entre les voies migratoires classiques de Gibraltar et du détroit sicilo-tunisien. Mais, cette image d’une nature vivante, que voudrait bien croquer un dessinateur, avec des figures d’un envol bigarré de milliers d’oiseaux, est menacée par la pollution industrielle et urbaine. Le centre de Réghaïa a saisi, en octobre 2013, la Direction générale des forêts (DGF) et la wilaya d’Alger sur la nécessité et l’urgence de trouver une solution à la pollution de plus en plus accélérée du lac de Réghaïa, a indiqué M. Benmessaoud. La démarche a immédiatement abouti puisque, note-t-il, le wali délégué de la circonscription administrative de Rouiba a convoqué, durant le même mois, toutes les parties concernées à une séance de travail pour examiner la question de la pollution des eaux du lac de Réghaïa. « A la suite de cette séance de travail, il a été décidé d’effectuer des prélèvements pour mesurer le degré de pollution des eaux du lac et d’identifier son origine avant de prendre les mesures qui s’imposent », a indiqué M. Boumessaoud. Même s’il s’attend à ce que des mesures administratives soient prises à l’encontre de certaines entreprises industrielles qui continuent de déverser des déchets toxiques dans les deux oueds qui alimentent le lac de Réghaïa, il n’en demeure pas moins, explique-t-il, qu’« aucune action n’est possible pour le moment, avant que les résultats des prélèvements ne soient connus ». Par ailleurs, la direction du centre cynégétique place ses espoirs dans le changement de statut du lac qui lui permettra de mettre en place une « gestion intégrée » du site. Ce classement, qui concerne les 1 541 zones humides recensées en Algérie, doit être fait par la commission nationale des aires protégées, prévue par la loi depuis 2011, mais qui n’est toujours pas opérationnelle, explique-t-il. En attendant des solutions urgentes pour protéger la réserve naturelle de Réghaïa, la pollution du plan d’eau s’accentue, et ses effets sur son écosystème également.

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Le marché du boulevard du Volontariat, sur les hauteurs de la ville de Guelma, qui draine quotidiennement des milliers de clients des deux sexes, offre un spectacle désolant, car ses abords sont jonchés de déchets hétéroclites qui exhalent des odeurs insoutenables, notamment durant la période estivale et le mois sacré de ramadan.

Particulièrement prisé par les Guelmis, qui ont l’opportunité de se ravitailler en viandes, fruits et légumes frais à des prix compétitifs, le marché couvert du boulevard du Volontariat gagnerait à bénéficier de l’attention des élus de l’hôtel de ville. En effet, cet important centre commercial qui draine quotidiennement des milliers de clients des deux sexes offre un spectacle désolant, car ses abords sont jonchés de déchets qui laissent s’échapper des odeurs nauséabondes, notamment durant la période estivale. Les personnes qui empruntent les escaliers de la rue Saharidj, surplombant le marché, sont agressées par un site devenu un dépotoir à ciel ouvert, puisque des commerçants peu scrupuleux y déversent leurs produits avariés, à savoir fruits, légumes, tripes, volailles, poissons, etc. Cette regrettable situation perdure dans l’impunité totale, sachant que les éboueurs ne sont pas affectés dans ce secteur inaccessible aux véhicules de ramassage des ordures ménagères. D’aucuns s’indignent quant au silence et à l’inertie des édiles de la ville, dont la mission primordiale est d’améliorer le cadre de vie de leurs administrés. Cependant, il faut souligner que des actions salutaires ont été menées ces derniers mois par les élus locaux, puisque des équipes d’ouvriers communaux sont à pied d’œuvre au niveau des cités Champ de manœuvres, Gahdour-Tahar, Aïn-Defla A, B et C, Bara-Lakhdar, Agabi, les Frères-Rahabi, pour assainir les terrains vagues et les espaces verts envahis par les déchets et immondices déversés par les riverains. De toute évidence, ces efforts de l’APC devront redoubler et cibler les points noirs du chef-lieu de wilaya, qui doit retrouver ses atouts de propreté, de salubrité, de quiétude et de bien-être, avec le concours de la population qui doit faire preuve de civisme. D’autre part, le bureau communal d’hygiène (BCH) doit impérativement s’impliquer, car ce sont ses prérogatives essentielles. Odeurs pestilentielles Des déchets entassés dans tous les coins, des espaces envahis par la saleté et entourés d’eaux stagnantes, personne ne peut échapper aux odeurs pestilentielles dégagées par ces tas de détritus. Aujourd’hui, le marché des fruits et légumes du boulevard du Volontariat, le plus grand dans wilaya de Guelma, se trouve dans un état lamentable. Ce lieu est en train de devenir au fil des mois un souk-poubelle, alors que les services d’hygiène de la commune demeurent aux abonnés absents. Des denrées périssables, notamment le poulet et la viande, sont exposées à longueur de journée, en cette période caniculaire. Il s’agit là d’un fléau qui menace grandement la santé des citoyens et leur bien-être. La circulation aux abords du marché du boulevard du Volontariat devient un danger permanent pour les usagers, ces derniers confondent le plus souvent la chaussée avec le prolongement du marché. Dès les premières heures, le stationnement devient impossible aux alentours de ce marché. Les automobilistes venus faire leurs emplettes dans ce souk ne trouvent pas de place pour garer dans un parking payant contrôlé par un groupe d’individus qui se sont autoproclamés gardiens et qui imposent leur diktat. Les bus s’y mêlent également en s’adonnant au racolage de la clientèle, en toute impunité. On peut admettre à la limite que cela existe en zone suburbaine ou dans les villages, mais pas au centre-ville. La situation devient incontrôlable au marché du boulevard du Volontariat de Guelma, les riverains dénoncent vigoureusement ce désordre qui porte atteinte à la santé et au cadre de vie des citoyens. Ces derniers lancent un cri de détresse aux autorités compétentes pour mettre un terme à tous ces abus. Les spéculateurs font flamber les prix des fruits et légumes Les spéculateurs, en majorité dépourvus de registres du commerce, sont à l’origine de la désorganisation au niveau du marché des fruits et légumes du boulevard du Volontariat, d’où la conséquence de la hausse des prix de ces produits observée depuis quelques jours, ont estimé de nombreux fellahs et commerçants spécialisés dans le créneau et autres mandataires. « La flambée des prix de fruits et légumes s’explique souvent par la spéculation due au manque d’organisation et de contrôle au niveau des marchés de gros », nous a dit un jeune mandataire que nous avons rencontré sur les lieux. Les prix des fruits et légumes connaissent en ce début de mois sacré une montée vertigineuse. En effet, la pomme de terre est passée en quelques jours de 40-60 DA le kilo, les haricots à égrener sont proposés à 190 DA/kg, la tomate fraîche à 80-90 DA, les aubergines et les courgettes à 100 DA, les haricots verts à 140 DA, les premiers gombos à 800 DA, les carottes, les navets, les betteraves, les concombres à 70-80 DA, l’oignon sec à 30-35 DA, l’ail à 150 DA, les citrons ont grimpé à 160-180 DA, la salade à 80 DA ! Les fruits sont logés à la même enseigne, abricots et pêches sont taxés de 140 à 220 DA le kilo, selon la qualité, les pommes de 180 à 240 DA, le melon à 90 DA le kilo, la pastèque de 50 à 70 DA le kilo, la banane de 140 à 170 DA, le raisin d’importation à 450 DA et l’orange locale est cédée à 180 et 200 DA ! Une cliente que nous avons croisée nous confie : « Chaque année, c’est le même scénario qui nous est imposé à la veille du mois sacré. Les viandes d’agneau et de veau sans os sont affichées respectivement à 1 400 et 1 300 DA le kilo, et le poulet que préfèrent les consommateurs est passé de 250 à 350 et 380 DA le kilo. Ce mois de jeûne s’annonce difficile, car tous les prix sont montés en flèche, et nous appréhendons les achats pour confectionner nos menus ! » Pis encore, en plus des prix inabordables, les commerçants vendent des légumes englués de terre grasse, de racines et de feuilles qu’ils gagneraient à enlever par respect pour les consommateurs. En effet, faute de régulation, la spéculation a tendance à gagner du terrain, estiment nos interlocuteurs. Selon le président de l’Association des consommateurs, plus de 50% des fruits et légumes écoulés sur le marché passent par des intermédiaires non recensés. D’ailleurs, dans ce contexte, un décret exécutif fixant les conditions et modalités d’implantation, d’organisation et de fonctionnement des espaces commerciaux, ainsi que l’exercice de certaines activités commerciales, a été publié en 2012 pour mieux organiser les transactions commerciales à travers notamment l’introduction de la lettre d’accompagnement que l’agriculteur doit remettre désormais au mandataire afin d’assurer la traçabilité du produit. Une mesure qui devait contribuer à lutter contre la multiplication des intermédiaires qui opèrent dans le circuit de distribution des fruits et légumes, dont les prix ont sensiblement augmenté.

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Kiev a annoncé mardi le non-renouvellement du cessez-le-feu et la reprise de son opération contre les rebelles dans l’Est de l’Ukraine, évoquant une offensive «massive», mais sans donner de précisions sur la situation sur le terrain. Une «massive offensive d’artillerie et d’aviation» a été déclenchée dans l’Est, une région habitée par quelque sept millions de russophones, a annoncé le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense Oleksiï Dmytrachkivskiï, lors d’un briefing donné une dizaine d’heures après que le président Petro Porochenko a annoncé dans la nuit sa décision de ne pas renouveler le cessez-le-feu, en dépit d’intenses pressions russes et européennes. Mais il n’a pas fourni de précisions sur les lieux de l’opération ou les effectifs engagés. Le président du parlement Oleksandr Tourtchinov, qui a été le premier à annoncer l’opération, s’est borné à indiquer que «les forces armées effectuent des frappes contre les bases et les bastions des terroristes». De son côté, le porte-parole du Conseil national de sécurité et de défense Andriï Lysenko, lui aussi avare de détails, a déclaré que depuis la reprise de «l’opération antiterroriste», l’activité des rebelles avait «considérablement baissé», en raison des frappes d’artillerie et d’aviation sur leurs positions. Les autorités ukrainiennes «auront à répondre» des «crimes» commis contre les populations civiles de l’Est du pays, a déclaré pour sa part hier le ministère russe des Affaires étrangères, alors les forces loyales à Kiev ont repris leur offensive contre les insurgés prorusses. «Nous demandons aux autorités ukrainiennes de ne pas bombarder villes et villages, et de revenir à un cessez-le-feu réel et non fictif, pour protéger la vie des populations», a indiqué le ministère dans un communiqué. «Il faudra répondre des crimes commis contre les populations civiles», ajoute-t-il.

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