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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 26 juillet 2014

En perspective des prochaines « conférences nationales sur la culture », prévues pour la prochaine rentrée et dont les premières préparations devraient commencer, a indiqué l’APS, dès le 15 août prochain, la Bibliothèque nationale du Hamma a accueilli jeudi dernier la cinquième et avant-dernière « rencontre de consultation » initiée depuis le 14 juillet par la ministre de la Culture.

En effet, placée sous la thématique générale de « la musique » et tenue de manière informelle, sans angle de discussion préétabli, la rencontre, organisée après celles dédiées aux arts plastiques et visuels, au livre et l’édition, au cinéma, ainsi qu’au arts du spectacle, sera, par ailleurs, suivie « après l’Aïd El Fitr », précise, sans fournir de date, le ministère de la Culture, d’un débat dédié au rôle du Conseil national des arts et des lettres (Cnal). Marquée jeudi, en plus de la présence de la ministre de la Culture, Mme Nadia Labidi, par la venue de professionnels du secteur de la musique, dont l’ancien vice-ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Amar Azzouz, également connu comme auteur compositeur de la chanson kabyle, ainsi que du spécialiste et artiste Noureddine Saoudi, ou encore du professeur Salah Fethi, la rencontre, qui a déjà permis la constitution d’une première liste de personnalités désireuses de représenter le secteur lors de la prochaine « conférence nationale » dédiée à la musique, aura également été l’occasion pour les participants d’effectuer un large tour d’horizon de la situation des professions liées à la chanson et la musique. Très critiques sur la perception qui est souvent faite de leur art, qu’ils décrivent comme « socialement dévalorisé » et « sous-estimé » au sein de la société algérienne, en mettant en cause des insuffisances dans la formation et l’éducation musicales, mais aussi une régression dans la qualité d’organisation des spectacles, l’une des pistes serait aujourd’hui de « généraliser l’enseignement musical à l’école, avec un fort coefficient et dans toutes les communes (du pays) », déclare Amar Azzouz, avant de rappeler que « la musique est un moyen de développement humain incontestable, c’est pourquoi, il faut une démocratisation plus large possible de l’apprentissage et de la pratique musicale ». Point de vue partagé par Noureddine Saoudi, membre fondateur d’associations algéroises de musique andalouse, qui précise, cependant, que toute « démocratisation de l’éducation et de l’apprentissage mettrait fin aux structures fourre-tout, devenues un refuge pour les baccalauréats faibles ». Très axé sur la nécessité d’un enseignement de qualité pour relancer les différents styles artistiques musicaux, le professeur Salah Fethi, enseignant au département de musique de l’ENS, a, par ailleurs, indiqué que la disproportion de l’aspect « mercantile » décrié par les professionnels de la musique est également due à la vision exclusivement ludique de la musique, au détriment de ses autres fonctions pédagogiques et sociales. A ce titre, il a été rappelé par les professionnels réunis jeudi que la refonte des actuels programmes décrits comme « inadéquats » ne devrait pas être l’apanage du seul ministère de la Culture, mais doit également englober l’éducation nationale, l’enseignement supérieur ou encore la formation et l’enseignement professionnels. Réclamant, par ailleurs, la création d’une académie de musique afin de traiter en profondeur les problématiques de l’enseignement et de la recherche musicale, les pistes, telle l’ouverture de « l’Ansej » aux musiciens, ainsi que le développement des initiatives privées d’enseignement de la musique, ou la prise en charge du statut des musiciens pour leur éviter la « précarité humiliante en fin de vie », ont également fait l’unanimité des participants. Pour rappel, le résultat de ces rencontres entre le ministère de la Culture et des professionnels des différents secteurs de la culture devrait être synthétisé et étudié de manière plus approfondie lors des prochaines « conférences sur la culture » prévues par le ministère pour la rentrée.

Publié dans Culture

L’Algérie, qui a pourtant importé une quantité moindre que l’année précédente, a vu sa facture impactée par les prix pratiqués à l’étranger.

1,2 milliard de dollars ont été déboursés pour l’achat de produits pharmaceutiques à l’étranger durant les six premiers de l’année en cours. L’année dernière à la même période, ce montant était près de 953,6 millions dollars.   Pour les Douanes algériennes, il s’agit là d’une hausse de 25,83%, qui s’explique non pas par les quantités importées qui étaient moindres qu’en 2013 – 13 960 tonnes contre 17 822 tonnes l’année dernière -, mais par le renchérissement des prix pratiqués sur les marchés internationaux.  La hausse de la facture, explique le Centre national de l’informatique et des statistiques (CNIS) des Douanes algériennes, résulte par « l’augmentation en valeur de plus de 26% des importations des médicaments à usage humain et de plus de 23% des produits parapharmaceutiques ». Pour les six premiers mois de l’année 2014, la valeur des produits pharmaceutiques à usage humain a été de 1,15 milliard de dollars contre 910,44 millions de dollars pour le premier semestre 2013. Elle reste la plus importante et représente environ 96% du volume global des achats algériens.  Les quantités importées de médicaments à usage humain ont en revanche baissé, passant de 16 818 tonnes durant le premier semestre 2013 à 13 067 tonnes pour le semestre 2014, en baisse de 23,30%.  Les produits parapharmaceutiques importés ont eux aussi connu une hausse de 23,20% en valeur : 33,44 millions de dollars contre 27,14 millions de dollars, alors que les quantités sont passées de 625 tonnes durant le premier semestre 2013 à 600 tonnes pour ce semestre 2014.  Les médicaments à usage vétérinaire ont reculé aussi bien en valeur qu’en quantité : 5,47% en valeur pour 15,12 millions de dollars contre 16 millions de dollars pour la même période l’année dernière. 291 tonnes de produits importés durant la moitié de l’année 2014 contre 377 tonnes en 2013 pour le même nombre de mois.  Le marché national du médicament est estimé à plus de 2,5 milliards de dollars dont 1,85 milliard dollars d’importation et le reste de production locale, dont 84% reviennent au secteur privé et 16% au public. En 2013, les importations algériennes en produits pharmaceutiques ont totalisé 2,28 milliards de dollars en 2013 (+1,96%), alors que les quantités ont reculé de 6,74% pour totaliser 33 389 tonnes par rapport à 2012. La production locale, qui représente actuellement 40% du marché national, devrait atteindre 65% en 2015, selon les prévisions des professionnels.

Publié dans Economie

Dans un entretien accordé à l’agence de presse officielle, le tout nouveau coach de la sélection nationale de volley-ball dévoile son plan d’action et affirme qu’il se donnera à fond pour tenter de redorer le blason de la balle au filet algérienne.

Le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale (messieurs) de volley-ball, Lyès Tizi Oualou, s’est dit prêt à militer, avec son staff technique, pour redorer le blason du volley-ball algérien et lui donner un nouveau souffle, durant sa prise en main du groupe. Dans un entretien à l’APS, le nouveau parton des Verts a tenu à préciser qu’il prônera la continuité du travail déjà effectué, tout en essayant de ramener un plus et d’apporter du sang neuf au potentiel existant. « Une ossature est déjà en place, donc, pour l’instant, je ne peux rien changer. Je vais travailler avec les dix-neuf joueurs, issus des équipes premières, que j’ai rencontrés lundi, car on a des échéances préparatoires qui s’annoncent pour le mois d’août prochain », a indiqué le nouveau sélectionneur national. En effet, les Verts sont invités à participer à un tournoi international au Qatar (22-28 août). Une compétition qui regroupera, outre l’Algérie, le pays organisateur, la Tunisie et l’Australie. En prévision de ce tournoi, l’équipe algérienne effectuera un stage de courte durée (4-9 août) à Alger, au cours duquel elle disputera des matches amicaux avec la sélection d’Egypte qui séjournera en Algérie pour préparer le championnat du monde de volley-ball auquel elle prendra part, aux côtés de la Tunisie et du Cameroun, en qualité de représentants de l’Afrique. « Je pense que le démarrage effectif de mon travail débutera à partir du tournoi du Qatar, où j’aurai une idée précise sur cette équipe nationale. A partir de là, les 12 à 14 meilleurs joueurs seront sélectionnés et prépareront le championnat arabe du Koweït (20-30 novembre) qui sera le premier vrai test pour l’équipe », a souligné Lyès Tizi Oualou. En réalité, plusieurs échéances sont inscrites dans le plan de travail du nouveau staff technique national, avec lequel la fédération signera un contrat d’objectif à long terme, jusqu’à la fin du mandat olympique en 2016. Outre le championnat arabe des nations du Koweït, les Verts auront comme objectif la préparation du championnat d’Afrique des nations et les jeux Africains (septembre 2015), ainsi que les jeux Sportifs arabes (2015) et le tournoi africain qualificatif pour les jeux Olympiques de Rio qui est programmé pour le début 2016. « Certes, c’est tant d’objectifs qui attendent notre équipe. A partir de là, on doit se mettre au travail au plus vite, et certainement redoubler d’effort pour arriver à présenter une équipe nationale digne du nom et capable de retrouver le goût des sacres. Je sais qu’on est capable de revenir sur la scène continentale et internationale, il suffit seulement de remobiliser tout le monde et travailler pour un même objectif », a dit Tizi Oualou. Le premier responsable technique des Verts a laissé entendre, néanmoins, que les portes de l’équipe nationale resteront toujours ouvertes pour intégrer d’autres éléments, à condition qu’ils aient le profil demandé, apportent le plus attendu d’eux et qu’ils s’associent à la discipline de l’équipe et les objectifs assignés. « Je serai en contact permanent avec les techniciens et entraîneurs locaux. Un colloque national des entraîneurs sera organisé prochainement. On profitera pour discuter du plan d’action de l’EN et comment pouvoir travailler, la main dans la main, pour arriver à redonner son lustre à l’équipe nationale messieurs », a souligné Lyès Tizi Oualou. Ce dernier, un des meilleurs passeurs africains des années 1980 et 1990, a reconnu que la tâche ne sera pas de tout repos, mais reste convaincu qu’avec « l’adhésion des acteurs de la famille du volley-ball, l’équipe nationale pourra gagner des galons et rebondir de fort belle manière ». Dans sa mission, le sélectionneur national sera, fort probablement, secondé par l’ancien entraîneur des filles, Mouloud Ikhédji, proposé par Tizi Oualou pour le poste d’adjoint. « Je connais bien Mouloud, c’est quelqu’un qui aime le volley-ball et qui se met, à chaque fois, au service de cette discipline. Je serais honoré qu’il travaille à mes côtés », a espéré l’ancien joueur international. Le staff technique des Verts sera également composé d’un médecin, de deux kinésithérapeutes et d’un préparateur physique qui devraient être installés incessamment. Lyès Tizi Oualou est conseiller en sport et diplômé de l’ISTS dans les années 2000. Dans les années 1990, il a décidé d’embrasser une carrière professionnelle en France. Il a joué avec différents clubs, notamment Avignon de 1997 à 2001 et Dunkerque (de 2001 à 2003). Avant d’être contacté par la Fédération algérienne de volley-ball (FAVB), Tizi Oualou occupait le poste d’entraîneur des jeunes du club d’Orange en France.

Publié dans Sports

La première phase des négociations entre Maliens du Nord et les autorités de Bamako a abouti, jeudi dernier à Alger, à la signature d’un accord sur la «cessation des hostilités» et une «feuille de route» ayant pour objet «la mise en place d'un cadre pour des négociations de paix pour permettre l'émergence d'une solution globale et négociée».

Afin d’accélérer la mise en œuvre du premier accord, une commission conjointe est chargée de « prendre contact avec les acteurs en vue de faciliter la consolidation de la cessation des hostilités, sous l'égide de la Mission des Nations unies pour le Mali (Minusma), selon le document. Dans cette perspective prometteuse est prévue la libération des prisonniers et de toute autre personne détenue « du fait du conflit ». La signature des deux documents constitue un « résultat satisfaisant qui vient couronner la phase initiale du dialogue intermalien », a jugé le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, dans une brève déclaration. Les négociations doivent reprendre à Alger du 17 août au 11 septembre et se terminer en octobre par un plan de paix qui sera signé à Bamako à une date non précisée. Aux origines de la crise Les premières manifestations de la crise dans la région de l’Azawad à cheval entre le Mali et le Niger remontent au début du vingtième siècle lorsqu’une rébellion touareg a éclaté entre 1916 et 1917 au Niger. A cette époque, les Touareg se sont opposés avec force à l’occupation coloniale française. Mais ce n’est qu’en 1958 que le Mouvement populaire de l'Azawad (MPA) revendique la constitution d'un État touareg. Sentant l’indépendance du Mali et du Niger approcher, les Touareg du Mali voulaient alors peser sur les négociations pour mettre sur la table leur revendication d’indépendance. La résistance de la France et de l’élite politique de Bamako à cette revendication a provoqué entre 1962 et 1964 la deuxième rébellion des Touareg qui a été sauvagement réprimée par l’armée malienne. Affaiblis et opprimés, les Touareg du nord du Mali, qui ont subi une sécheresse désastreuse durant les années soixante-dix, se sont réfugiés, en partie, en Algérie et en Libye. Si en Algérie, ils ont été accueillis par des parents et la communauté targuie algérienne, en Libye, c’est Mâamar Kadhafi qui s’en est chargé en enrôlant tous les jeunes dans son armée. Sous l’impulsion d’éléments aguerris et endoctrinés en Libye, le Mouvement populaire de libération de l'Azawad (MPLA) est créé et ne tardera pas à reprendre les armes pour provoquer la troisième rébellion entre 1990 et 1995. Après trois mois d’affrontements sanglants, l’Algérie propose sa médiation qui a abouti à la signature des accords de Tamanrasset en 1991 avant de parapher le Pacte national en 1992. Les manœuvres des autorités de Bamako et de certains cercles proches aussi bien des autorités civiles que militaires ont préféré nourrir la confusion et l’instabilité dans le nord du Mali et du Niger où le trafic en tout genre était très lucratif. Les escarmouches entre Touareg et l’armée malienne n’ont pas cessé jusqu’en 1995. En mars 1996, a été finalement signé l’accord de paix à Tombouctou lors de la cérémonie de la Flamme de la Paix, durant laquelle les rebelles touareg brûlèrent 3 000 armes utilisées durant la rébellion. Une situation de ni guerre ni paix a prévalu dans un contexte de faiblesse politique du pays, alors que le contenu des accords de Tamanrasset et du pacte national n’a jamais été respecté par Bamako. En 1995, l’Algérie, en dépit de sa tragédie, avait proposé, pour accompagner l’accord de paix, un plan de développement transfrontalier incluant le Mali, le Niger et les régions sud de l’Algérie. Il s’agit d’encourager des activités économiques et commerciales devant favoriser les échanges entre les populations des trois pays parallèlement à l’intégration des Touareg du Mali et du Niger dans la vie politique, économique et sociale de leurs pays respectifs. Mais les interférences régionales et internationales n’ont pas permis la réalisation de ce projet ambitieux, ce qui a aggravé la situation des populations du nord du Mali et conduit à la quatrième rébellion de 2006. C’est dans cette période que Kadhafi a commencé à mettre en œuvre son projet expansionniste de la République arabe du grand Sahara qui a nourri l’instabilité dans la région sahélo-saharienne et a permis aux groupes terroristes de s’installer dans la région. Les armes libyennes Consciente du risque, l’Algérie reprend le dossier de la crise du nord Mali et permet la signature des accords d’Alger en juillet 2006. Les objectifs de Kadhafi et ceux des puissances étrangères intervenant dans la région du Sahel ont une fois encore sapé ces accords. La cinquième rébellion débute en 2007 et se termine en 2009. Le jeu trouble de Bamako a fortement alimenté les facteurs de la crise dans le nord du Mali, alors que les groupes terroristes trouvaient dans l’espace sahélo-saharien un sanctuaire pour leurs besognes mercantilistes et criminelles en faisant jonction avec les narcotrafiquants après le démantèlement des voies entre l’Amérique latine et l’Europe. Les trafiquants de drogue ont donc transformé tout l’espace du Sahal en un couloir pour acheminer leurs produits vers l’Europe via le Moyen-Orient. AQMI en assure le convoyage contre des parts importantes du butin, en plus des rançons qu’ils récoltaient de la prise d’otages et du trafic d’armes destinées aux différentes zones de tensions et de guerres en Afrique et en Asie. Cette activité très rentable a attiré les trafiquants du monde entier et tous les services secrets des pays occidentaux et de la région. Des Touareg, qui trouvaient des difficultés pour survivre, et qui se sont enrôlés dans l’armée libyenne sont revenus en 2011, au Mali, avec des arsenaux que l’armée malienne ne possède pas. Les terroristes d’AQMI et du MUJAO se sont également servis de ce dépôt d’armes à ciel ouvert. Se sentant puissants, les Touareg ouvrent les hostilités contre l’armée malienne avec l’objectif de l’indépendance de l’Azawad. Le 4 février, le MNLA communique la liste des sept membres de son comité exécutif, dirigé par le secrétaire général Bilal Ag Chérif. Mohamed Ag Najem est chef d'état-major et Hamma Ag Sidi Mohamed est le porte-parole officiel du MNLA. Parallèlement au MNLA qui allait éclater en plusieurs factions rivales, le Sahel est devenu le refuge de plusieurs groupes djihadistes, notamment AQMI, MUJAO et Ansar Dine. Ces derniers n’ont pas permis au MNLA de faire main basse sur le nord du Mali, puisque dès 2012, les terroristes ont décidé de contrôler tous les territoires maliens situés au nord du fleuve Niger, coupant le pays en deux entités distinctes. C’est dans ce contexte que l’intervention française a eu lieu à travers l’opération Serval. Si l’opération militaire française soutenue par des pays africains a réduit les groupes terroristes sans les anéantir, l’accord de jeudi dernier pourra-t-il permettre une décantation afin d’isoler les derniers terroristes qui sévissent toujours dans le nord du Mali ? Tout dépend, en fait, de la disposition de Bamako à respecter ses engagements et à mettre en œuvre les accords conclus et ceux à venir afin que les Maliens, soutenus par l’armée malienne, en viennent à bout des terroristes, mais aussi de tous les trafiquants qui creusent le lit de l’insécurité, de l’instabilité et de la crise.

Publié dans théma archives

Amar Gada, ex-émigré et retraité de 67 ans originaire d’Aït Zmenzer, commune sise à 15 km au sud de Tizi-Ouzou, a été libéré, dans la soirée de jeudi dernier, vers 20h. C’est à l’endroit même de son enlèvement, dans la matinée du 14 juillet dernier, que l’ex-otage a été remis en liberté, nous a indiqué un membre de sa famille, qui précisera que ses ravisseurs l’ont relâché au lieu dit Aglagal, près d’une forêt, à la sortie est d’Aït Zmenzer, sur la route menant vers la commune voisine de Beni Douala. Notre interlocuteur témoignera de la joie et du soulagement ressentis par la famille. Grand soulagement aussi parmi les citoyens d’Aït Zmenzer, qui étaient nombreux à se rendre chez les Gada pour partager avec eux la joie du retour sain et sauf de l’ex-otage. Le wali de Tizi-Ouzou a appelé la famille au téléphone pour se féliciter de la fin heureuse de cette affaire. Les mêmes sentiments ont été manifestés par des représentants du FLN et du RCD, partis dont des élus et des cadres ont été reçus par la famille dans les heures qui ont suivi la libération du captif. Les membres de la cellule de crise constituée d’élus de l’APC se sont joints à la famille pour exprimer leur joie et soulagement suite à un tel « happy end ». Dans une déclaration rendue publique, ils remercient toute la population pour la solidarité qu’elle a manifestée à l’égard de la famille et pour sa mobilisation en vue de la libération de l’otage. Une libération qui s’est faite sans le paiement de contrepartie financière, nous dira catégorique un membre de la famille de l’ex-otage, qui reconnaîtra tout de même que les ravisseurs avaient demandé, dans un premier temps, dès le premier contact téléphonique établi avec la famille, dans la journée du 14 juillet dernier, le paiement d’une rançon. «C’est la mobilisation populaire et la pression des services de sécurité qui ont permis la libération de Dda Amar », nous a déclaré Saïd Gada, cousin de ce dernier, qui est la troisième personne à être enlevée, depuis le mois d’avril 2013, sur le territoire de la commune d’Aït Zmenzer, où la population a maintes fois dénoncé l’insécurité qu’elle vit au quotidien, en raison de l’absence d’une structure sécuritaire sur le territoire de cette commune qui compte près d’une vingtaine d’agglomérations villageoises et qui est traversée par une route traversant une zone constituée de denses maquis qui va vers Beni Douala à l’est et jusqu’à Boghni au sud, sur presque une vingtaine de kilomètres, et, nous indique-t-on, sans la présence d’un barrage des services de sécurité. Mercredi dernier, lors du rassemblement qu’ils ont organisé devant le siège de la wilaya, la revendication d’installer un corps de sécurité au chef-lieu de la commune a été une nouvelle fois soulevée devant le wali de Tizi-Ouzou, qui a reçu une délégation représentant la population.

Publié dans Der

Dans sa stratégie d’améliorer ses prestations et d’être un tant soit peu au diapason des pays développés en termes de nouvelles technologies de communication, Algérie Télécom de Bordj Bou Arréridj a organisé le week-end dernier des portes ouvertes sur le paiement en ligne ou l’«e-paiement», au siège de l’unité commerciale Actel. La nouvelle formule a pour objectif, selon les spots et prospectus publicitaires, d’en finir avec l’attente, le retard, l’encombrement devant les guichets et l’enchevêtrement des factures. « L’e-paiement est une nouvelle option pratique que met Algérie Télécom à la disposition des clients, leur permettant d’éviter le déplacement au siège et la recherche d’un parking, le temps, plus ou moins long, de payer la note de téléphone ou de souscrire à Internet, d’autant qu’elle leur fera gagner du temps perdu dans des files d’attente interminables », nous dit Hayat Benfdila, chargée de la communication à Algérie Télécom. L’e-paiement est un mode de paiement virtuel. Pour y accéder, il suffit de se munir d’un chèque barré, de remplir un formulaire fourni par un bureau d’Algérie Poste, de signer un contrat et de s’inscrire sur le portail « Espace Client » que met Algérie Télécom au service du client, avec son numéro de téléphone et le « bonus » de quatre autres de son choix, pour que, 48 heures plus tard, le contrat soit validé. Lors du point de presse, nous avons dû nous frayer un chemin parmi les files d’attente pour quitter les lieux. Justement, c’est l’occasion de demander l’avis des clients sur cette nouvelle formule de paiement. « Oui, c’est une formule louable, elle nous permettra d’éviter l’attente devant les guichets, dont le responsable est parfois absent pour prendre un café ou griller une clope, et tant pis pour ceux qui patientent », nous dit Slimane. « Moi, je m’en fous éperdument de ‘‘vos’’ nouvelles offres, tant que la facture est toujours salée, et le pire, c’est qu’elle me tombe en pleine figure en cette période de l’Aïd, et encore, faut-il se battre dans la queue pour pouvoir la payer », nous dit Khalil, qui nous a confondu, à première vue, avec des agents d’Algérie Télécom. Un peu plus loin, deux dames, visiblement anéanties par l’attente, se disent plutôt satisfaites. « Y a pas photo, l’e-paiement est une solution, vous ne voyez pas comment je transpire, elle nous permettra de ne plus nous déplacer jusqu’ici pour régler la note, du moment que c’est faisable depuis chez soi, au grand bonheur de mes enfants accros d’Internet et des réseaux sociaux. Donc, dorénavant, je ne me soucierai plus quant au rechargement. » Mais la question qui se pose est de savoir quel est le devenir de tous ces guichetiers quand toutes les transactions seront faites par e-paiement ?.

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Les déchets spéciaux accumulés par l’Entreprise nationale des industries de l’électroménager (ENIEM) et stockés dans un complexe situé dans la zone industrielle Aïssat Idir, à Oued Aïssi, à la sortie Est de Tizi-Ouzou, feront «bientôt» l’objet de déstockage, a fait savoir son président-directeur général, Boudiaf Ouamar, dont les propos sont rapportés par l’APS. C’est un des résultats de la visite effectuée au complexe, le 20 juillet, par Dalila Boudjemaâ, la ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement. Il s’agit de plus de 695 000 tonnes de boues résiduaires contenant des substances toxiques : 94 980 tonnes de boues aqueuses contenant de la peinture, des solvants organiques ou autre substances dangereuses, 550 862 tonnes de boues résiduaires provenant des traitements physico-chimiques contenant des substances dangereuses (des métaux lourds), 18 tonnes de sels solides et solutions contenant des cyanures (utilisé dans les anciens processus de fabrication) et 31,250 tonnes d’huiles à base de polychlorobiphényles (les fameux PCB), contenues dans 11 transformateurs mis au rebut par l’ENIEM. Le stockage de ces déchets coûte annuellement à l’ENIEM 7 millions de dinars, montant de la taxe d’incitation au déstockage des déchets spéciaux. La pollution d’origine industrielle est encadrée par une dizaine de taxes qui concernent les déchets solides ; les activités polluantes ou dangereuses pour l’environnement, l’incitation au déstockage de déchets industriels spéciaux et/ou dangereux, l’incitation sur les déchets liés aux activités de soin, les carburants (essence «super» et «normal», avec plomb) ; sur la pollution atmosphérique d’origine industrielle, sur les eaux usées industrielles, sur les sacs plastiques, sur les pneus (PL et VL), sur les huiles, les lubrifiants et préparations lubrifiantes. Ces taxes font partie du dispositif de fiscalité écologique construit par les lois de finances pour les années 2000, 2002, 2003, 2005 et 2006. Pour l’essentiel, le produit de ces taxes va au Fonds pour l’environnement et la dépollution (FEDEP) qui a été créé par la loi de finances complémentaire pour 2001, qui a remplacé le Fonds national pour l’environnement (FNE) institué par la loi de finances de 1992. Toutefois, l’Algérie est encore très loin des réformes fiscales «vertes», en vigueur dans d’autres pays avancés dans ce domaine, consistant non seulement à introduire de nouvelles écotaxes, mais également à supprimer ou à modifier des dispositions fiscales néfastes pour l’environnement. Dans ces pays, la politique fiscale est considérée comme un moyen de parvenir à rendre possible la compatibilité entre le développement économique et le respect de l’environnement. L’écologie est très faiblement présente dans le système fiscal algérien dont les performances, par ailleurs, restent encore à un niveau modeste. En Algérie, le point de départ de la fiscalité écologique se situe dans la loi de finances pour 1992 qui a institué par son article 117 une taxe sur les activités polluantes ou dangereuses pour l’environnement, reposant donc sur la nature de l’installation classée et non pas sur les pollutions et nuisances effectives. Il a fallu attendre la loi de finances pour 2002 pour que la fiscalité écologique commence à prendre véritablement corps sur la base du  principe du pollueur-payeur. Depuis, elle a commencé à prendre le relais des dépenses publiques qui, jusqu’alors, couvraient la partie nationale du financement de la politique de protection de l’environnement.

Publié dans Environnement

Après le crash de l’avion espagnol affrété par la compagnie nationale Air Algérie, une tragédie qui a fait 118 morts, un deuil national de trois jours a été décrété par le président de la République.

Par Fayçal Djoudi et Selma Kasmi Pendant soixante-douze heures, les drapeaux seront mis en berne et les activités artistiques annulées, tandis que les stations radio ne diffuseront que des chants patriotiques et des versets coraniques. Sur les 118 victimes, il y a six passagers algériens, dont deux pilotes d’Air Algérie qui étaient en mission de travail dans la capitale burkinabé, Ouagadougou. Parmi les 14 autres nationalités, il y avait 54 Français, 26 Burkinabés, 20 Libanais, 5 Canadiens, 4 Allemands, 2 Luxembourgeois, 1 Camerounais, 1 Malien, 1 Belge, 1 Nigérian, 1 Égyptien, 1 Ukrainien et 1 Suisse. Tous devaient transiter par Alger avant de rejoindre l’Europe, le Proche-Orient et l’Amérique du Nord, soit pour des vacances pour les expatriés d’entre eux, soit pour rentrer chez eux après une mission ou un séjour au Burkina Faso. Aucun d’eux n’a survécu à l’accident survenu dans la région de Mossi, près de Gao, au nord du Mali. Les débris de l'avion ont été localisés après d'intenses recherches menées par la France qui déplore le plus grand nombre de victimes, l’Algérie, le Burkina-Faso et le Mali. Sur les circonstances de l’accident, beaucoup de spéculations ont été avancées, mais c’est la thèse selon laquelle l’aéronef s’est écrasé à cause de dangereuses perturbations météorologiques qui semble être la plus plausible. Les affirmations des autorités algériennes vont en tout cas dans ce sens et écartent - comme les autorités françaises d’ailleurs - les thèses d’un attentat ou d’une défaillance technique. L’avion de type McDonnell Douglas MD 83, a affirmé le ministre des Transports, Amar Ghoul, avait été contrôlé en bon état quelques jours auparavant en France. Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères a indiqué lui aussi que l’appareil n’avait pas de problèmes techniques, précisant qu’il avait subi des révisions techniques, « conforme aux exigences », il y a quelques jours en France. En attendant les résultats de l’enquête, qui va associer tous les pays concernés et qui risque d’être longue en raison du site dans lequel s’est produit la catastrophe aérienne – il a fallu plus de six heures pour les équipes de recherche françaises pour atteindre l’épave de l’avion, a indiqué hier le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius -, les commentaires les plus sérieux et de personnes d’autorité mettent pour l’instant l’accent sur les conditions météorologiques et les perturbations permanentes dans la zone du vol AH 5017.

Point de presse ministériel et appel de Hamid Grine Devant la multitude d’hypothèses avancées par les médias, le ministre de la Communication a appelé hier vendredi la presse « à éviter la spéculation », tant que les conclusions de l’enquête ne sont pas connues. Hamid Grine intervenait lors d'un point de presse animé conjointement avec le ministre des Transports, Amar Ghoul, et le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, à l'aéroport international Houari-Boumediene, où une cellule de crise a été installée dès l'annonce de la disparition de l'avion. M. Grine a précisé que la cellule de crise installée pour la circonstance informe la presse d’une manière continuel et à intervalle régulier de tous les éléments dont elle dispose sur l’accident. «Je voudrais vous signaler que tout au long de la journée, nous avions été en contact avec les autorités maliennes, qui se sont mobilisées pour contribuer à la recherche», a-t-il relevé, ajoutant que des contacts avec les autorités  des pays concernés par la tragédie  étaient établis. Ramtane Lamamra et Amar Ghoul se sont envolés hier pour Bamako où ils doivent faire le point sur la situation avec les autorités maliennes. Le chef de la diplomatie algérienne avait indiqué au passage que « les Maliens présents à Alger pour négocier un accord de paix ont été les premiers à localiser avec exactitude l’épave ». A l’annonce du crash, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont exprimé leurs sincères condoléances aux familles des victimes du crash de l'avion. L’ambassade des Etats-Unis a présenté elle aussi ses «sincères et profondes condoléances au peuple algérien, ainsi qu’aux autres pays touchés par l’accident du vol d’Air Algérie » au nord du Mali, la nuit du 23 au 24 juillet derniers. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l’ambassade des Etats-Unis compatit à la douleur des familles et affirme que les pensées et prières de l'ambassadeur et de son personnel sont avec les familles et les amis de ceux qui ont perdu leurs proches dans cette tragédie. Pour sa part, le RND a présenté ses «sincères condoléances» aux familles des victimes et les assure de toute leur sympathie et leur solidarité.

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Les Palestiniens de Cisjordanie ont organisé, hier, un «jour de colère» pour protester contre les attaques incessantes de l’armée de l’entité sioniste sur la bande de Gaza. Celles-ci se sont d’ailleurs poursuivies hier sans cesse, faisant plus de 850 victimes palestiniennes et tuant même des fonctionnaires des Nations unies dans un raid aérien. La communauté internationale continue de s’activer pour trouver un accord de trêve. L’armée de l’entité sioniste continue de mener avec froideur et minutie son opération de destruction de la Palestine et de Gaza. Les bombardements israéliens se sont poursuivis avec intensité toute la journée d’hier, portant le bilan à plus 850 morts et plus de 5400 blessés dans le 18e jour d’une offensive que l’Etat hébreu semble déterminé à poursuivre. Il a d’ailleurs attaqué à plusieurs reprises une école de l’ONU qui sert de refuge à plusieurs Palestiniens qui ont fui les combats à proximité de leurs domiciles dans le quartier assiégé de Khan Younès. Ce n’est pas la première fois que l’entité sioniste vise des positions onusiennes, puisque la veille, elle avait aussi bombardé une école de l’ONU à Beit Hanoune, dans le nord de la bande de Gaza, faisant 20 morts. Cette fois-ci, plusieurs fonctionnaires des Nations unies ont trouvé la mort dans cette opération de l’Etat juif. L’information d’abord relayée par des sources locales à Gaza a été confirmée par un communiqué du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon : «Il y a de nombreux morts, dont des femmes et des enfants et des employés de l'ONU». Les Etats-Unis ont également condamné cette bavure faite à l’encontre de personnes au service des civils palestiniens : «Nous sommes profondément attristés et inquiets à propos de ce tragique incident, a déclaré la porte-parole du département d'Etat. Nous exhortons une nouvelle fois toutes les parties à redoubler d'efforts pour protéger les civils.» L’opération initialement appelée «bordure protectrice» s’apparente davantage à une folie destructrice de la part de l’entité sioniste.

Intifada L’acharnement gratuit contre des civils des troupes israéliennes continue d’émouvoir l’opinion publique internationale, alors que les médias occidentaux d’habitude très favorables à l’Etat hébreu commencent à remettre en cause l’efficacité de son opération. En effet, «réduire les capacités militaires du Hamas à néant» comme l’a exprimé le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu au début de l’offensive contre Gaza était le but premier. Seulement, à cet égard, la force de frappe du Hamas n’a pas réellement été inquiétée et ce sont les civils qui subissent la violence israélienne. Ainsi, en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, les habitants de Cisjordanie ont massivement investi les rues pour protester contre l’oppression que vivent leurs concitoyens dans cette enclave, territoire le plus densément peuplé du monde. Jeudi soir, de violents heurts ont opposé les Palestiniens de Cisjordanie aux forces de l’entité sioniste qui ont tué six Palestiniens supplémentaires. Dans la journée d’hier, ce sont deux autres personnes qui ont été tuées par les Israéliens à bout portant lors de manifestations à Hébron, au sud de la Cisjordanie occupée. Al-Qods n’est pas en reste, puisque 10 000 personnes ont répondu à l’appel fait par plusieurs acteurs religieux chrétiens et musulmans à se rassembler en faveur «de la liberté et de la dignité» et pour «prier à la mémoire des martyrs.» Seulement, l’armée israélienne a empêché les manifestants de se rendre sur l’esplanade des Mosquées, située à l’est de la ville sainte, zone appartenant à la Palestine selon les différents accords signés entre les deux parties. Preuve, s’il s’en faut, que l’entité sioniste met en place une véritable politique coloniale en Palestine, laquelle en plus de priver les Palestiniens de leur territoire, vise à créer une discontinuité au sein de ce dernier pour finalement empêcher son existence. Depuis 2003, 300 000 colonies ont été construites par l’entité sioniste en Cisjordanie et à Al-Qods est.

Efforts Face à cette situation chaotique, la communauté internationale tente d’agir afin d’obtenir une trêve ou un cessez-le-feu entre le Hamas et l’entité sioniste, et ce, dans le but de protéger les civils. Pour l’instant, les tentatives du Caire se sont soldées par un échec, puisque l’Etat hébreu a refusé de parler de toute levée du blocus territorial que vit Gaza depuis 2006, une condition que le Hamas entend imposer sans aucune concession possible. Actuellement, c’est le Qatar qui a repris le dossier de la médiation en main. Jouissant de bonnes relations avec le Hamas et reconnaissant l’Etat d’Israël, cet Emirat a décidé, avec l’aide américaine, de tenter d’obtenir une trêve. Le ministre turc des Affaires étrangères a fait le déplacement hier à Doha pour aider aux négociations qui s’y tiennent, annulant ainsi une visite prévue en France après la tenue d’une «téléconférence aves ses homologues américain et qatari hier (jeudi) soir et après avoir parlé, séparément, avec des responsables des groupes palestiniens», selon une source diplomatique anonyme. L’Egypte continue pour sa part, en collaboration avec Washington, de tenter de trouver une solution à l’enfer que vivent les Gazaouis. Selon un proche du Président Mahmoud Abbas : «Ce qui se dessine serait une trêve humanitaire de sept jours pour permettre à toutes les parties de venir discuter au Caire.» Un diplomate occidental mesure cependant son optimisme : «Les Israéliens ne veulent pas qu’on leur impose une quelconque condition, le Hamas, échaudé par les expériences précédentes, a le sentiment qu’il lui en faut.» Une impasse circonstancielle qui illustre les blocages récurrents dans le processus de paix israélo-palestinien. Raison pour laquelle la Palestine, après l’échec des négociations sous égide américaine de l’été dernier, a décidé d’emprunter la voie des instances internationales pour obtenir sa reconnaissance auprès de la communauté internationale. Une stratégie payante, puisque la plupart des agences onusiennes ont reconnu la Palestine en tant qu’Etat légitime.

Justice A cela se sont ajoutées la réconciliation nationale palestinienne et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale formé par le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas. Une situation qui a provoqué l’hostilité de l’entité sioniste, qui s’est saisie de la moindre occasion afin d’agresser la Palestine. Cette dernière, pour autant, a décidé de continuer d’emprunter la voie des institutions internationales. Ainsi, Gilles Devers, avocat français, a annoncé hier qu’il avait déposé une plainte au nom du ministre palestinien de la Justice auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour «crimes de guerre». Cette plainte a été déposée auprès de la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, pour enquêter sur «les crimes de guerre commis par l’armée israélienne en juin et juillet 2014 en Palestine, dans le contexte de l’opération militaire appelée Bordure protectrice», a ainsi déclaré l’avocat français lors d’une conférence de presse. Et de poursuivre : «Chaque jour est marqué par la commission de nouveaux crimes, et la population civile représente plus de 80% des victimes. Les enfants, les femmes, les hôpitaux, les écoles de l’ONU : les soldats israéliens ne respectent rien. C’est une attaque militaire contre la population palestinienne.» La Palestine avait déjà porté plainte contre l’agression israélienne à Gaza de 2009 alors appelée «Plomb renforcé», mais cette démarche a été ignorée en raison de «tractations politiques», révèle Gilles Devers. Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, qui s’est réuni mercredi dernier en urgence à Genève, a décidé de l’envoi immédiat d’une mission d’enquête visant à faire la lumière sur les opérations menées par Tsahal en Palestine. La Palestine a de son côté  en recours la justice internationale, mais bien souvent, cela s’est montré insuffisant face au soutien inconditionnel et moralement condamnable des diplomaties occidentales à l’entité sioniste.

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Dans son discours de clôture de la session du printemps de la chambre basse, jeudi dernier, le président de l’APN, Larbi Ould Khelifa, a évoqué le chantier des réformes du chef de l’Etat, notamment la révision de la Constitution. Il a souligné que les réformes en cours, graduelles et réfléchies, sont orientées « sans crainte » vers le changement.

Le président du Parlement est revenu sur les objectifs des consultations autour de la révision constitutionnelle en signalant que le but est « la consécration de l’Etat de droit et des libertés individuelles et collectives qui sont l’essence même de la démocratie ». Dans le même sillage, Larbi Ould Khlifa a affirmé que le but de ces consultations est de parvenir à une Constitution consensuelle, mais, pour lui, le plus important est de consacrer un large consensus national entre le pouvoir de l’Etat et la société. Un consensus « fondé sur l’expérience historique de notre peuple, les aspirations des générations actuelles et futures, ainsi que les mutations mondiales en cours, car les questions internes ne sont plus seulement internes et ce qui arrive à nos frontières ne relève plus seulement des questions externes », a-t-il mis en garde. L’intervenant a par ailleurs regretté le boycott de ces consultations par certaines formations et personnalités politiques. M. Ould Khelifa a, en même temps, précisé que « chaque organisation et chaque personnalité nationale a le droit de prendre les positions qui lui conviennent en laissant le peuple juger, ainsi que ses représentants dans les différentes institutions ».

Bilan de la session du printemps Hormis les questions politiques qui ont coïncidé avec cette session du Parlement, notamment l’élection présidentielle du 17 avril dernier, la vice-présidente de l’APN, Salima Othmani, a abordé, lors d’une conférence de presse, tenue en marge de cette session de clôture, le bilan de l’institution parlementaire. Elle a informé que quatre projets de loi ont été débattus et adoptés par la majorité. Il s’agit des projets de loi relatifs aux ressources biologiques, à l’apprentissage, au service national et à l’état civil modifiant et complétant l’ordonnance n° 70/20 du 19 février 1970. « Lors de ces séances, le plan d’action du gouvernement a également été débattu », a-t-elle encore ajouté. Pour ce qui est des activités parlementaires, huit journées parlementaires ont été organisées à l’hémicycle. «L’entreprise algérienne et la banque : défis et réformes» et «Les droits socioéconomiques» sont les principaux thèmes abordés. La vice-présidente de l’APN a rappelé également la mise en place, depuis janvier dernier, de 11 groupes parlementaires d’amitié avec les parlements de Libye, de Russie, de Bulgarie, du Canada, du Brésil, d’Argentine, d’Ukraine, du Mozambique, du Cameroun et de la Suède.

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