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Reporters

Si les Rouge et Noir partent avec les faveurs des pronostics, les Sétifiens, eux, seront à l’épreuve avec ce choc face à la JSK qui n’entend pas se laisser faire et jouera à fond ses chances pour décrocher une place qualification pour une compétition continentale. Le leader du championnat de Ligue 1, l’USM Alger, sera à l’épreuve face au MCE Eulma qu’il devra battre pour garder son fauteuil de leader, alors que son poursuivant, l’ES Sétif, devra se méfier à domicile en accueillant la JS Kabylie, à l’occasion de la 23e journée. Les Usmistes, invaincus depuis la 8e journée, auront à cœur de rester sur cette dynamique et continuer leur petit bonhomme de chemin vers le titre de champion qui les fuit depuis 2005. Leur adversaire du jour, le MCE Eulma, qui avait remporté le match aller (1-0), effectuera le déplacement à Alger avec la ferme intention de créer la sensation, en misant sur son attaquant, Fares Hamiti, qui caracole en tête du classement des meilleurs buteurs avec 12 buts. Même si sur le papier, le club algérois partira largement favori, il n’en demeure pas moins que le facteur surprise n’est pas à écarter, d’autant plus que l’USMA a éprouvé certaines fois des difficultés à s’imposer dans son antre d’Omar-Hamadi. A cinq longueurs derrière l’USMA, le dauphin, l’ESS, n’aura pas droit à l’erreur à Sétif face à la JS Kabylie, s’il ne veut pas achever ses derniers espoirs de conserver son titre, remporté deux fois de rang. Les Sétifiens, qui jouent sur les deux fronts (championnat et Ligue des champions), devront rester vigilants devant des Kabyles ambitieux qui visent la seconde place. Le MC Alger effectuera un voyage périlleux à Blida pour croiser le fer avec le RC Arba, véritable révélation de la saison qui reste sur une victoire extra-muros à Bordj Bou Arréridj face au CABBA (3-1). Les joueurs de Fouad Bouali, battus deux fois lors de cette phase retour, devront puiser dans leurs ressources pour accrocher cette formation de Larba, intraitable au stade Brakni. Le CS Constantine, battu chez lui par l’USMA (2-1), sera en appel à Aïn M’lila pour donner la réplique au CRB Aïn Fekroun qui n’aura d’autre alternative que de l’emporter pour espérer assurer son maintien, à l’occasion de sa première saison parmi l’élite. L’ASO Chlef, battue lors des trois dernières journées, tentera de renouer avec la victoire en accueillant le CABBA, où rien ne vas plus après le départ de l’entraîneur Mustapha Biskri. En bas du classement, le CR Belouizdad et le MC Oran, qui partagent la 12e place avec 21 points chacun, n’auront plus droit à l’erreur à domicile respectivement face au MO Béjaïa et la JS Saoura. Le moindre faux pas serait ainsi fatal pour ces deux formations qui devront lutter jusqu’au bout de la saison pour éviter le purgatoire. Enfin, la JSM Béjaïa, lanterne rouge de la Ligue 1, jouera à domicile, sans la présence de son public, face à l’USM El Harrach, avec la victoire en ligne de mire, au risque de voir s’évaporer son dernier espoir de rester parmi l’élite.n
Hichem Chaâbane de Cevital a sauvé l’honneur des cyclistes algériens, qui sont passés à côté du sujet durant ce tour. Le coureur algérien de l’équipe Team Cevital, Hichem Chaâbane, a triomphé en remportant jeudi à Oran la cinquième et dernière étape du Tour d’Algérie cycliste 2014, alors que le maillot jaune de leader est revenu à l’Erythréen Mekseb Debesay. Chaâbane a réalisé un temps de 2h 43min 20sec devant l’Erythréen Mekseb Debesay (2h 43min 38sec) et l’Emirati de l’équipe Al Nasr Club Dubaï, Mohamed Youssef Mir (2h 43min 38sec) et s’est adjugé donc la première place acquise de haute lutte face à des adversaires pourtant coriaces. Le coureur de Cevital a donc sauvé l’honneur pour les Algériens qui sont passés à côté du sujet lors de ce tour. Par ailleurs, le meilleur algérien est Laâgab de l’équipe du GSP qui s’est classé quatrième au classement général, suivi de Mansouria d’Ooredoo à la septième place. A l’issue de cette dernière étape courue sur un parcours de 106 kilomètres (Oran-Tafraoui-Oran), l’Erythréen Debesay n’a eu aucune difficulté pour garder le maillot jaune, gagné la veille (mercredi) sur les hauteurs du mont Santa Cruz. L’athlète érythréen a réussi le coup double en endossant le maillot jaune du tour et le maillot rouge du meilleur sprinteur, alors que le maillot à pois du meilleur grimpeur est resté sur les épaules de l’Emirati Mohamed Youssef Mir. Au classement général par équipes, la victoire finale est revenue à l’équipe nationale d’Erythrée devant son homologue du Maroc, alors que l’équipe Continental Cycling Singapore a pris la troisième place. La journée d’hier était consacrée au Grand Prix d’Oran, troisième épreuve du Grand Tour d’Algérie 2014.n
Du nouveau du côté d’ArcelorMittal Algérie (AMA) ! Un nouveau directeur général a été nommé. Il s’agit de Mukund Kulkarni. Il a pris officiellement ses fonctions jeudi dernier. C’est ce qu’a confirmé un communiqué de presse d’AMA parvenu, à la même date, à notre rédaction. Il succède ainsi à Vincent le Guic. Selon la même source, ce changement opéré à la tête de la direction s’inscrit dans le cadre du plan général de redressement et d’extension de la capacité de production de la société appuyé par les pouvoirs publics à travers des mesures de soutien financier à l’investissement. Pour rappel, le 5 octobre dernier, le complexe sidérurgique d’El Hadjar a été nationalisé. En cause, les problèmes de gestion et d’entretien du site qui ont négativement influé sur les capacités de production. Pour la redresser et faire taire la contestation sur le site qui menaçait, au moment des faits, de l’extinction du haut fourneau, un nouveau pacte d’actionnariat a été signé entre le groupe sidérurgique national Sider et ArcelorMittal. Il a restitué la majorité des parts à la partie algérienne, selon la règle 51/49. L’opération à bourse déliée a coûté 100 millions de dollars au groupe Sider (somme versée dans le capital du complexe), contre 56 millions de dollars pour le groupe ArcelorMittal. De son côté, l’Etat s’est chargé de prendre à son compte le plan de développement d’AMA. A hauteur de 700 millions de dollars, pris en charge par la Banque extérieure d’Algérie (BEA), dont le but étant de hisser les volumes de production à 1 million de tonnes. S’agissant de l’organisation managériale du complexe, elle est revenue au conseil d’administration, présidé par un cadre dirigeant algérien, il sera en concertation avec l’équipe managériale d’ArcelorMittal. Depuis jeudi, elle est chapeautée par Mukund Kulkarni. Il est ingénieur métallurgiste de formation, et est titulaire d’un MBA de l’université de Bombai (Inde). Ses réussites ? La même source souligne la capacité de M. Kulkarni de dégager des programmes de maintenance et des processus d’amélioration pour réduire les coûts de production. Le dernier poste qu’il a occupé est celui de directeur général d’ArcelorMittal Zenica, en Bosnie-Herzégovine, de 2009 à 2014.n
Lord Risby, l'envoyé spécial du Premier ministre britannique pour le partenariat économique, est arrivé hier en Algérie. Il est l’invité de l'envoyé du président Bouteflika pour le partenariat économique avec le Royaume-Uni, Youcef Yousfi. Lord Risby et M. Yousfi examineront, au cours de son séjour qui s’étalera sur six jours, du 14 au 19 mars, les progrès accomplis dans l'ensemble des domaines couverts par le partenariat économique entre le Royaume-Uni et l'Algérie. C’est la quatrième visite de lord Risby en Algérie depuis sa nomination en qualité d’envoyé de David Cameron. Cette visite représente l’étape suivante dans la relation économique croissante entre le Royaume-Uni et l'Algérie. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont augmenté de 46% en 2013, année qui a vu le Royaume-Uni devenir l'un des dix premiers fournisseurs de l'Algérie. Notre partenariat économique est en pleine expansion dans de nouveaux domaines passionnants de coopération. Au cours de cette visite, lord Risby aura des rencontres avec des entreprises et des ministres du gouvernement pour signer des accords et discuter du potentiel dans des secteurs allant de la santé, à l'éducation, à la technologie et à l'agriculture. S'exprimant avant la visite, l'ambassadeur britannique Martyn Roper a déclaré que « le Royaume-Uni et l'Algérie ont déjà une relation commerciale saine indiquée par une augmentation de 46% dans les échanges commerciaux l'année dernière. Les accords que lord Risby va signer lors de sa visite donneront un élan significatif à ces chiffres. Le Royaume-Uni s'est engagé dans un partenariat économique à long terme avec l'Algérie », précise-t-il.n
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi, était l’hôte de la wilaya de Béjaïa, jeudi dernier, où il a effectué une visite de travail et d’inspection.Dès son arrivée à Béjaïa, le ministre, accompagné du wali Hamou Ahmed Touhami, et autres membres de l’exécutif de wilaya, s’est rendu dans la daïra d’El Kseur pour inspecter l’assiette foncière devant abriter le projet portant réalisation d’un stade de 30 000 places qui sera réservé exclusivement pour le football avec, notamment, des terrains de réplique et des équipements d’hébergement. Selon le ministre, l’étude du projet est inscrite pour cette année 2014, alors que la réception des travaux est prévue pour l’an 2018. A noter que ce projet de grande envergure sera implanté sur un terrain à haute potentialité agricole d’une superficie de 48 hectares, connu pour son rendement supérieur à 50 q/ha. Par ailleurs, dans la daïra d’Ifri-Ouzellaguen, M. Tahmi a inspecté la salle omnisports qui présente plusieurs imperfections dans sa réalisation, ce qui entraine des infiltrations. Rappelons que cette infrastructure sportive d’une capacité de 1000 places, réceptionnée en octobre 2010, a coûté la bagatelle de 248 millions de dinars. Concernant les irrégularités constatées dans un tel projet, M. Tahmi a tenu à préciser que certains travaux relèvent évidemment des compétences de son département, alors que d’autres opérations incombent aux autorités locales. Afin de permettre un bon fonctionnement et une performance optimale dans les différentes structures sportives, le ministre insiste sur l’implication des jeunes dans la gestion et l’organisation de ces infrastructures. Pour M. Tahmi, les responsables locaux sont tenus d’achever, d’abord, les chantiers en cours de réalisation avant de réclamer l’inscription de nouveaux projets. Par ailleurs, la délégation ministérielle s’est rendue dans l’après-midi au Château de la Comtesse, situé à l’entrée ouest de la commune d’Aokas, dont les travaux de réfection sont en cours d’achèvement. Poursuivant son périple béjaoui, le premier responsable de la jeunesse et des sports a fait escale dans la daïra de Souk El Tenine, où il a inspecté l’auberge de jeunes et le stade d’athlétisme. Enfin, il y a lieu de signaler que la wilaya de Béjaïa bénéficiera de plusieurs projets dans le cadre du plan quinquennal prochain. Parmi les opérations inscrites à ce titre, on citera une salle omnisports de 3000 places au niveau du chef-lieu de wilaya, une piscine olympique, une fosse de plongée, un stade d’athlétisme à Sidi Aïch, des salles de volley-ball et de boxe… Ce sont autant de projets retenus par le ministre à l’issue de sa visite dans la wilaya de Béjaïa.n

Rencontre des musiques du monde, le festival Babel Med Music, organisé cette année du 20 au 22 mars prochains au Dock des suds de Marseille, enregistrera pour cette édition qui marque l’anniversaire des dix ans de sa création, la participation d’un nombre record de labels, producteurs de musique et artistes venus des cinq continents. Le festival verra la montée sur scène, jeudi prochain à 19h30, du groupe algérien de musique targuie, Imzad. Organisée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), cette représentation spéciale du groupe permettra, en plus de son intérêt culturel, de développer davantage la notoriété à l’international des artistes du groupe. En effet, bien plus qu’un événement culturel réunissant des artistes venus des quatre coins du monde, le Babel Med Music, que ses organisateurs présentent comme « l’un des plus importants évènements musicaux européens », a été conçu dès le départ comme un marché des musiques du monde destiné à mettre en lumière puis à promouvoir les nouvelles tendances musicales. S’étalant sur seulement trois jours, sa programmation prévoit, néanmoins, des concerts publics qui ont accueilli l’année dernière près de 16 000 spectateurs, mais aussi des conférences et des rencontres réunissant les artistes et leurs représentants avec les professionnels et acteurs du marché de la musique. Groupe emblématique de l’évolution de la musique targuie, attaché dès sa création à la préservation du patrimoine du Sud algérien, son nom, Imzad, fait d’ailleurs référence à cette instrument traditionnel monocorde, exclusivement utilisé par des femmes, en accompagnement de chants et de lecture de poèmes évoquant l’héritage des ancêtres, mais aussi porteurs de messages d’amour et de paix. Ils mettent en avant en l’alliant à des sonorités plus « modernes » une pratique culturelle longtemps délaissée et qui n’a été que récemment inscrite au patrimoine immatériel universel de l’Unesco. Invité à prendre part au Babel Med Music, le groupe Imzad illustre aussi, de par son origine associative, le travail et la réussite de l’action entreprise par l’association Sauver l’Imzad, officiellement créée en 2003 dans la wilaya de Tamanrasset. Elle a œuvré, en effet, dès sa création, à créer des écoles et à inciter les jeunes générations à se réapproprier leurs traditions, formant, par exemple, plus de 60 jeunes filles à la fabrication et à l’utilisation de l’Imzad à une époque où il ne reste, explique la présentatrice de l’association, « plus que trois maîtresses d’Imzad ». Prenant part aujourd’hui à un carrefour musical majeur, les artistes du groupe, auteurs d’un premier album en juin 2013 intitulé « Oulh n’Ahaggar », rapidement suivi en octobre de la même année d’un second album, « Ed’dounia », seront, ce jeudi, à Marseille au nombre de sept chanteurs, basistes ou percussionnistes, à l’image de Fares Hamidou, Idaber Abdelkader, Danna Bey ou encore Kaola Khouti à la chorale. La participation du groupe, rendue possible grâce à la promotion de l’AARC, s’inscrit, rappelle l’agence, dans le cadre de la mise en avant depuis quatre ans de la musique algérienne, en faisant, entre autres, découvrir aux professionnels et au public du Babel Med Music des compilations réunissant le travail d’artistes ou de groupes, tel que Caméléon, Freeklane, Djawi Africa ou encore El Dey et Babylone.

Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’une rumeur relayée par les forums, les réseaux sociaux ou des médias pressés par le bouclage. Malheureusement, la chanteuse d’expression kabyle, Na Cherifa, est décédée jeudi dernier à l’âge de 86 ans. C’est dans son village natal, Aït Halla, dans la commune d’Ilmayen, à Bordj Bou Arréridj, non loin de Beni Ouartilene (en petite Kabylie), qu’elle sera aujourd’hui inhumée. Un village qui l’a vu naître un 9 janvier 1926. Ouardia Bouchemlal, de son nom de scène Na Cherifa, ou la noblesse d'un parcours, autant le dire, n'a jamais été réellement facile. Jusqu'au bout, Cherifa aura souffert de cette solitude qui empêche toute perspective d'une fin de vie meilleure ou au pire tranquille. A l'ombre de son itinéraire artistique, il est également impossible de faire l'impasse sur la souffrance qu'elle a endurée depuis sa naissance. Petite, elle a dû se résigner à rejoindre les près au lieu des bancs d'école. Elle a 7 ans lorsqu'elle est contrainte de faire paître les troupeaux de moutons appartenant à sa famille, et ce, en toute saison. Son amertume trouvera cependant un exutoire dans les vocalises qu'elle développe au gré des pâturages, comme de la plus petite note de musique qui s'échappe quelquefois d'une fête organisée au village où elle se rue sans préavis. Lorsque sa mère se remarie, elle est confiée à ses oncles, qui ne lésinaient pas à la corriger à chaque fois un peu plus pour l'éloigner de l'appel de la musique. Rien n'y fera. A 18 ans, les étoiles plein la tête, Cherifa ramasse son baluchon et se lance à l'aventure. C'est pieds nus et affamée qu'elle débarque à Akbou. Cherifa rêve d'une autre vie. Elle rêve de musique et d'être chanteuse. Elle en fera plus qu'une vocation, c'est sûr ! Mais à Akbou, rien ne se passe comme elle aurait voulu ! Décidée, elle prend alors le train pour la capitale. En chemin vers Alger, elle ignore encore que ce qu'elle vient de composer, Abka wala khir ay Akbou (Adieu Akbou-1942), la placera au firmament des étoiles. Abka wala khir ay Akbou deviendra un tube et bénéficie à ce jour de la même popularité. A Alger, Cherifa parvient à se trouver une petite place sur les ondes de la radio. Elle y chantera avec enthousiasme et même plus. Rapidement, elle devient incontournable et perçoit un cachet équivalent à 100 euros (aujourd'hui). Autant dire le jackpot pour celle qui a quitté sa terre natale en usant ses pieds contre le bitume. Sa notoriété est telle que Cherifa est invitée à se produire partout en Algérie. Entre deux tournées, elle entre en studio et enregistre de nombreux titres qu'elle a composés, dont Aya Zerzour (1956), Azwaw (1972, réarrangé et interprété par Idir), Sniwa d ifendjalen (1990) ou puisés du répertoire folklorique. Rattrapée par le fisc, elle y perdra presque tout son patrimoine. Des droits d'auteur, elle ne touchera pas un sou. Comme elle ne parviendra pas à faire face aux pilleurs de ses œuvres pendant de longues années. Gagnée par la misère, elle est obligée d'arrêter de vivre de son art. Elle sera employée pendant des années pour des tâches ingrates au sein de l'Entreprise de télévision algérienne. Toutefois, la roue tournera une seconde fois en sa faveur. La chance lui sourit lorsque enfin on daigne se rappeler au souvenir de cette diva qui a enregistré pas moins de huit cents titres et pour la plupart des tubes. La reconnaissance arrive enfin. Les autorités du secteur de la culture lui redonnent son statut, même si, entre-temps, Cherifa a perdu famille et maison. Ses fans se souviendront tout de même de celle qui a enflammé la scène de l'Olympia en 1993, l'Opéra Bastille en 1994, et en 2006, celle du Zénith, à Paris, où les rappels se sont fait entendre d'un public composé de plus de treize mille personnes. Na Cherifa a de tout temps transcrit dans ses textes cette douleur qui l’a accompagnée toute sa vie. A chaque fois qu'elle a chanté, c'est un peu une partie d'elle qu'elle a livré avec beaucoup d'émotion au public. Son histoire et sa vie ! D'elle, le public retiendra ses fabuleux achewiq ou encore ses récits d'amour.n
Le régime de Damas a accusé, hier, le médiateur international pour la Syrie Lakhdar Brahimi d’avoir «outrepassé» son rôle en critiquant la prochaine tenue de la présidentielle dans le pays en guerre. «Les propos de Lakhdar Brahimi sur la présidentielle en Syrie ne s’inscrivent pas dans le cadre de sa mission. Il n’est pas habilité à tenir de tels propos et son rôle n’est pas de discuter de questions de souveraineté qui concernent les affaires intérieures syriennes», a affirmé le ministre de l’Information, Omrane al-Zohbi, cité par la télévision d’Etat. «Brahimi doit respecter son rôle en tant que médiateur, il doit être honnête et impartial. Ses propos ont outrepassé sa mission», a-t-il ajouté. Jeudi, le médiateur international a prévenu à l’ONU à New York que la présidentielle, dont la date n’a pas encore été annoncée officiellement, sonnerait le glas des négociations devant mettre fin à trois ans de conflit. «S’il y a une élection, je soupçonne que l’opposition, toute l’opposition, ne sera probablement pas intéressée pour discuter avec le gouvernement», a-t-il déclaré. Le ministre de l’Information syrien a également accusé M. Brahimi de faire le jeu de l’opposition et de son allié américain. Les propos du médiateur «sont en harmonie avec le langage de la délégation de la Coalition de l’opposition (aux négociations de paix) à Genève et avec la politique américaine», a-t-il dit. «M. Brahimi n’a pas le droit d’exécuter la politique américaine en Syrie et la décision d’organiser la présidentielle revient aux autorités syriennes. Nul n’a le droit d’entraver les échéances constitutionnelles du pays», selon lui. Le départ de M. Assad est la principale revendication de l’opposition qui lutte pour le renverser depuis trois ans. Le président syrien n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature, mais il avait affirmé en janvier dans une interview exclusive à l’AFP qu’il y avait «de fortes chances» qu’il se représente. Le Parlement syrien a approuvé jeudi une nouvelle loi électorale empêchent de facto les figures de l’opposition en exil de se présenter face à M. Assad, car elle stipule que le futur président doit avoir vécu en Syrie pendant les 10 dernières années de manière continue. M. Brahimi a dirigé deux sessions de dialogue à Genève avec l’opposition et le régime, en janvier et en février, sans résultat.n
Le président égyptien par intérim, Adly Mansour, a promis aux Egyptiens qu’ils auraient un chef de l’Etat élu dans moins de deux mois et demi, comme le stipulait la feuille de route établie par l’armée égyptienne au lendemain de la destitution de Mohamed Morsi, le 3 juillet dernier. Le maréchal Fatah Al-Sissi, homme fort du pays et populaire parmi les Egyptiens, n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature, mais semble être le favori absolu pour le prochain scrutin. Les différents éléments pour la candidature du maréchal Fatah Al-Sissi, qui tient de facto l’Egypte d’une main de fer depuis qu’il a destitué le seul président à avoir été élu démocratiquement par l’Egypte en la personne de Mohamed Morsi, issu des rangs des Frères musulmans, le 3 juillet dernier, se mettent en place. En effet, dans un entretien accordé au quotidien officiel, Al Ahram, le président par intérim, Adly Mansour, s’est engagé auprès du peuple égyptien à organiser des élections dans un délai de deux mois et demi, comme le stipule la feuille de route élaborée par les autorités égyptiennes de transition, qui prévoyait que le Président serait élu durant le printemps 2014. «Je vous dit, confiant, que dans deux mois et demi, l’Egypte aura un président élu, auquel je transférerai le pouvoir de décision.» Depuis la chute des Frères musulmans, le gouvernement intérimaire a toujours respecté scrupuleusement les étapes de la feuille de route. En effet, en janvier dernier, une nouvelle Constitution a été soumise au vote du peuple égyptien et acceptée à 98,1%, malgré une abstention importante. L’élection présidentielle, elle, sera de tout autre enjeu, puisque la nouvelle Constitution donne des pouvoirs étendus au Président. Seulement, celui-ci ne doit pas faire parti du gouvernement sortant et doit obligatoirement être un civil. Dès lors, il ne devrait pas être surprenant de voir le Maréchal Al-Sissi renoncer à ses fonctions de vice Premier ministre et de ministre de la Défense, ainsi qu’à sa place au sein de l’armée. Élection jouée d’avance Celui qui est devenu l’homme fort de l’Egypte depuis la chute des Frères musulmans n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature. Néanmoins, les signaux ne trompent pas et sauf retournement de situation de dernière minute, il sera candidat à la magistrature suprême en Egypte. En effet, dans une interview accordée à un média koweitien, il a laissé entendre qu’il se porterait candidat à la présidentielle si la demande du peuple égyptien était massive. De même, lors de sa rencontre à Moscou avec le Président russe et son ministre des Affaires étrangères, le Maréchal Al-Sissi a reçu le soutien officiel de Vladimir Poutine qui est convaincu que «le Maréchal Al-Sissi est l’homme qu’il faut à l’Egypte pour se reconstruire et relever ses défis». Même si la communauté internationale, et notamment les Etats-Unis ont accueilli très froidement ce soutien ouvert au Maréchal Al-Sissi et à l’armée égyptienne. La semaine dernière, s’exprimant à des médias locaux, Fatah Al-Sissi a affirmé qu’il «ne pouvait ignorer l’appel des Egyptiens» de le voir briguer un mandat présidentiel. L’armée égyptienne semble désormais reprendre peu à peu les rouages du pouvoir dans le pays du Nil, comme c’était le cas sous le régime de Moubarak. La révolution de 2011 semble désormais être loin derrière le peuple égyptien.n
Jeudi 13 mars, la centrale électrique à charbon de Tirreno Power, à Vado Ligure, petite commune de 8 000 habitants en Ligurie, a cessé de fonctionner. Il aura fallu une vingtaine d’heures pour l’éteindre. Le site a été placé sous séquestre par un procureur, et ses 700 employés mis en chômage technique. Cinq personnes, dont l’ancien et l’actuel directeur de la centrale, font l’objet d’une enquête pour « mise en danger de l’environnement et homicide par imprudence». L’électricien Tirreno Power, qui est contrôlé à 50% par GDF Suez et compte dix-huit implantations en Italie, affirme pourtant sur son site Internet «porter une grande attention à l’environnement». Qualifiée de vétuste, la centrale de Vado Ligure est montrée du doigt pour son «comportement négligent». Ses émissions toxiques seraient à l’origine de 442 décès entre 2000 et 2007. Elles auraient également provoqué l’hospitalisation de 1700 à 2000 adultes et 450 enfants pour différentes pathologies respiratoires et cardiovasculaires entre 2005 et 2012. L’entreprise avait jusqu’au 14 septembre 2013 pour se mettre aux normes sanitaires. Elle n’en a rien fait. Pour les écologistes, la fermeture provisoire du site est une victoire. «Tirreno Power pourrait servir d’exemple pour d’autres sites industriels vieux et polluants présents ailleurs dans le pays», estime l’association de sauvegarde de l’environnement Legambiente. Pour elle, il est temps de modifier la politique énergétique de l’Italie, de stopper les aides aux énergies fossiles et de parier sur le renouvelable. De son côté, Greenpeace, qui estime que cette centrale était la plus dangereuse d’Italie, a décidé de se constituer partie civile. Cette affaire n’est pas sans rappeler celle de l’usine sidérurgique Ilva, à Tarente (Pouilles), la plus grande d’Europe avec ses 5000 employés, mise elle aussi sous séquestre, le 26 juillet 2012. En 2011, une étude scientifique avait conclu à une surmortalité de 10% à 15% supérieure à la moyenne italienne dans cette ville de 200 000 habitants, sans susciter de la part des actionnaires le moindre travail de mise en conformité. Depuis, la production a repris grâce à une autorisation administrative. La procédure suit son cours. Mais la ville de Tarente a annoncé, le 8 mars, qu’elle demandait 3 milliards d’euros de dommages et intérêts à Ilva. (Source : Le Monde.fr)