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samedi, 13 janvier 2018 06:00

Hasbellaoui rencontre aujourd’hui les représentants du Camra : Une chance pour le dénouement

Écrit par Houria Moula
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Après de multiples sorties médiatiques où il a tenté de raisonner les médecins résidents en grève, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière reprend langue avec leurs représentants.

Le professeur Mokhtar Hasbellaoui tiendra, aujourd’hui à 15 heures, au siège de son département, une séance de travail avec les délégués du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra), dans l’objectif de trouver un terrain d’entente concernant les revendications que défendent les grévistes depuis deux mois et mettre fin à la crise.

 

« Dans le cadre de la mise en œuvre effective et du suivi de la prise en charge des doléances formulées par les résidents en sciences médicales, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a programmé pour ce samedi 13 janvier 2018 une séance de travail au siège du ministère avec les représentants dûment mandatés des résidents en sciences médicales », indiquait jeudi un communiqué du MSPRH.
Au vu de la situation de blocage qu’a atteint cette crise ouverte entre les médecins résidents et le ministère de tutelle, la rencontre d’aujourd’hui est d’une importance capitale. C’est en effet une autre chance que les deux parties, particulièrement le professeur Hasbellaoui, doivent saisir pour trouver des compromis et permettre la reprise du travail dans les services hospitaliers désertés laissant les malades - sauf cas urgent - pour compte. Et de toutes les façons, il n’y a pas d’autres moyens que le dialogue. Le ministre l’avait déjà indiqué récemment, déclarant que les portes du ministère de la Santé « demeurent toujours ouvertes pour les médecins résidents pour un dialogue responsable et réaliste qui doit rester un moyen civilisé afin de traiter tous les problèmes ».


Quels arguments ?
Pourtant, ce n’est pas gagné d’avance. Les médecins résidents ne comptent pas offrir sur un plateau une suspension de la grève, sans contrepartie. Tous les arguments déjà utilisés et portant sur le service civil considéré comme « patrimoine », la nécessité d’une couverture sanitaire spécialisée dans les régions les plus lointaines, l’instauration d’une activité lucrative (complémentaire) et l’intégration des médecins résidents dans les œuvres sociales, n’ont pas convaincu les blouses blanches qui continuent d’observer la grève. « Nous voulons des solutions, des engagements écrits noir sur blanc », affirme-t-on du côté du Camra. C’est dire que la tâche ne sera pas facile pour le professeur Mokhtar Hasbellaoui qui devra trouver d’autres arguments que ceux déjà épuisés à propos des revendications soulevées. Outre le service civil, les œuvres sociales et la formation, la question du servie national reste un autre obstacle difficile à franchir. Sur ce point, le ministre a annoncé avoir pris contact avec le vice-ministre de la Défense, chef d’état major de l’ANP le général de corps d’armée Ahmed Gaid Salah, pour en discuter. Avant-hier, une délégation des médecins résidents a été reçue par le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Saïd Bouhadja. Une rencontre qui est venue « après une demande d’audience adressée auparavant », précise le Dr Amine Naili, membre du bureau national du Camra.


Les propositions du Camra
Cependant, mis à part le fait que le président de la chambre basse du Parlement ait été à l’écoute, rien de concret : « Il faut dire qu’il n’y a pas d’avancée à noter », regrette notre source. La délégation a aussi été écoutée par le président de la Commission santé de l’APN où les représentants des résidents ont présenté un certain nombre de propositions concrètes notamment pour le service civil qui doit être révisé de façon à assurer au résident un plateau technique, un logement équipé à moins de 3 km du lieu de travail ou à défaut une prime de transport.
Quant au regroupement familial, « il doit être automatique avec effet immédiat et à pas plus de 30 km du lieu de travail », soutient pour sa part le Dr Mohamed Taileb qui dénonce par ailleurs le fait que «la commission de gestion des recours met des mois dans le traitement des demandes ».
« L’étude des recours ne doit pas excéder 15 jours. Au-delà, le médecin résident doit être considéré en poste et payé », a proposé sur ce point le Camra.
Pour les zones, celles-ci doivent rester au nombre de 4, mais avec « réduction de la période à deux ans pour les zones 1 et 2 et à un an pour la zones 3 et 4 ». Le Camra a, sur le volet de la formation, demandé « le droit à un stage annuel d’un mois ». Enfin et pour ce qui est de l’activité complémentaire dont un décret est en préparation, « le collectif veut qu’elle soit élargie à tout le territoire national, pas qu’aux zones sud », précise le Dr Taileb. Ce dernier, soutient que « la réunion d’aujourd’hui ne peut déboucher sur un compromis que si le ministère affiche une volonté de discuter sérieusement nos propositions ». Et de prévenir que « le Camra n’acceptera aucune médiation ni interférence », dans une allusion au Conseil de l’ordre des médecins et au Conseil national des droits de l’homme qui pourraient faire partie de la réunion. 

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